28.03.2007
Déficit de l'assurance maladie
Alors que la CNAM (Caisse Nationale d'Assurance Maladie) vient d’annoncer un nouveau dérapage des comptes de l’assurance maladie, Philippe de Villiers appelle à la mise en œuvre d’une réforme en profondeur de notre système de santé.
Cette réforme est d’autant plus urgente que la Sécurité Sociale représente en France la moitié des prélèvements obligatoires, et que chaque nouveau déficit pèse immédiatement sur le porte-monnaie du contribuable. Les réformettes, les plans de redressement successifs, qui ont tous abouti à une situation où il y a toujours moins de remboursements et toujours plus de prélèvements, n’ont rien réglé parce qu’ils se sont tous appuyés sur une politique utopique de restriction - la maîtrise comptable des dépenses -, alors qu’il faut une réforme courageuse et de grande ampleur du système de financement de couverture.
En s’appuyant d’abord sur la chasse aux gaspillages, la réforme souhaitée par Philippe de Villiers reposera sur :
- Le principe de responsabilisation.
Chaque année, sur 100 € que débourse l’assurance maladie, 66 € vont à des personnes que l’on a déchargé de toute cotisation sans que cette dispense ne soit justifiée par une insuffisance de revenu. Cela peut-il durer ? - Le principe de solidarité
Un bénéficiaire de la CMU qui, par définition ne cotise pas, est mieux pris en charge qu’un cotisant aux modestes revenus. Est-ce normal ? - Le principe d’efficacité
Il faut, parce que c’est un défi pour l’avenir, conserver un système efficace où la qualité des soins est l’une des meilleures du monde pour un coût raisonnable.
09:42 Publié dans La Sécu, naître, être malade, vieillir | Lien permanent | Commentaires (0)



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