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30.10.2007

Aquitaine : Rousset pour l'égalité des chances

Toujours dans la revue "Aquitaine" de nov-déc. 2007, notre président Rousset vante ses efforts en faveur de l'égalité des chances dans les lycées. Et de lister les actions du CR en leur faveur.

Il oublie néanmoins de citer un facteur d'inégalité des chances : la CARTE SCOLAIRE.

S'il fut un temps (??) où ce fut un outil de cohésion social et de promotion, c'est aujourd'hui un outil de getthoïsation formidable : tu es né dans un quartier pourri ? Tu devras y rester ! Avec les plus jeunes profs : ceux qui n'ont pas encore d'autorité ni d'expériences et qui chercheront à se faire muter au plus vite. Avec tes racketteurs comme voisin de table et de cantine. Interdit d'aller dans un bon bahut, avec les enfants des CSP+, là où vont les profs qui ont de l'expérience, là où l'émulation pourrait t'aider à compenser les difficultés de ton cercle familial et sociétal.

Mais ça, la carte scolaire, c'est le substrat idéologique de la gauche : pas touche ! Même si c'est contre-productif.

Région Aquitaine : l'UMP raisonne en façon simpliste

Dans l'édition de novembre-décembre de la revue du Conseil Régional d'Aquitaine, Dominique Ducassou, président du groupe UMP fait dans le simplisme le plus affligeant :

La Région dépense moins que beaucoup d'autres par lycéen, elle fait donc moins bien. C'est en résumé la logique de son affirmation. Un raisonnement auquel on est habitué de la part des syndicats enseignants, par exemple, mais sûrement pas de la part de bons gestionnaires des deniers publics.

Faire mieux à moindre coût, on ne sait pas faire à l'UMP ? 

25.10.2007

Interview de P2V par Le Figaro

Ce minitraité européen, moins ambitieux, semble-t-il, que la Constitution de Giscard, n’est-il pas acceptable pour les partisans du non?
 
Ce traité est inacceptable parce que c’est en réalité une Constitution bis. Ce n’est pas moi qui le dis, c’est Angela Merkel quand elle a cet aveu: «Toute la substance de la Constitution est maintenue.»
 
Pourquoi parlez-vous de Constitution bis?
 
On retrouve dans ce texte les quatre éléments constitutifs d’un État européen : la personnalité juridique donnée à l’Union européenne, c’est-à-dire la pleine capacité de signer des traités. La supériorité juridique des lois européennes sur les Constitutions nationales. Un service diplomatique supranational, ce qui veut dire une diplomatie autonome de la Commission. Et enfin, un système de décision indépendant des États, avec le record absolu des transferts de souveraineté contenus dans ce prétendu minitraité (quarante compétences nouvelles).
 
François Fillon a rappelé hier à l’Assemblée que Nicolas Sarkozy avait prévenu les Français d’une ratification par le Parlement pendant la campagne présidentielle. Il ne les a donc pas pris en traître…
 
Les Français ne pouvaient pas imaginer que derrière l’emballage du traité simplifié, il y avait la Constitution remaquillée, celle même qui a été massivement rejetée par le peuple français le 29 mai 2005. Seul le peuple français est donc habilité à se prononcer sur le nouveau traité. Nos dirigeants veulent kidnapper le débat en le soustrayant au verdict populaire. Un Parlement, c’est tellement plus docile, surtout quand c’est le Parlement du oui!
 
Que pensez-vous des déclarations de Jean-Pierre Jouyet, qui suggère de supprimer les référendums avant tout nouvel élargissement de l’UE, contrairement à un engagement constitutionnel pris par Jacques Chirac?
 
Elles m’inquiètent parce qu’elles n’ont pas été formellement démenties par l’Élysée. Pendant sa campagne, Nicolas Sarkozy a été parfaitement clair au sujet de l’entrée de la Turquie dans l’Europe: «Je brandirai le veto de la France.» Or depuis cet été, il n’y a pas eu de veto. La France a accepté l’ouverture de nouveaux chapitres dans le cadre de la négociation avec Ankara. Bernard Kouchner est allé dire aux Turcs qu’ils étaient «attendus» dans l’UE. Et enfin, on nous explique qu’il n’y a plus besoin de référendum pour l’entrée de nouveaux pays. Ce serait un coup de force constitutionnel, après la promesse formelle de l’ancien président de la République, reprise… avant d’être démentie par son successeur Nicolas Sarkozy.
 
Qu’attendez-vous de la présidence française de l’UE, qui reprend en juin 2008 ? J’aimerais être dans l’attente et dans l’espoir. Malheureusement, Nicolas Sarkozy est aujourd’hui engagé dans trois malentendus avec les Français :
  • le premier, sur la construction européenne, avec ce «maxitraité» de 256 pages, avec la volte-face sur la Turquie et avec notre impuissance face à l’euro cher, qui ruine les Français.
  • Le deuxième, sur la politique étrangère. Petit à petit, la France s’aligne sur les États-Unis: Irak, Iran, Kosovo, réintégration dans l’Otan. Cet atlantisme proclamé rend la France inutile dans le monde parce qu’elle lui fait perdre sa véritable vocation historique de puissance d’équilibre face aux empires.
  • Le troisième malentendu, c’est sur la protection de la France et de l’Europe: la Commission européenne vient de renoncer aux quotas textiles sur les importations chinoises, la France n’a rien dit, et il n’y a pas un mot dans le nouveau traité sur le rétablissement de la préférence communautaire.
En résumé, on découvre que Nicolas Sarkozy, une fois installé à l’Élysée, pratique contre toute attente un européisme, un atlantisme et un mondialisme aux antipodes de sa campagne.

Sarkozy et l'UMP ont peur du peuple

Ils refusent un référendum sur le nouveau traité européen parce qu'ils ont peur de perdre. C'est la seule et unique raison de leur choix de faire ratifier le congrès de Lisbonne par voie parlementaire.

Leur argument consiste à dire que nous sommes une démocratie parlementaire : nous avons élu des députés pour nous représenter et décider pour nous. Cet argument pourrait paraître suffisant s'il n'était pas entaché d'un évident opportunisme : en effet, pourquoi avoir fait voter par référendum une première fois un texte et décider de le représenter une seconde fois, après un échec suivi d'un lifting, par voie parlementaire ?

Seul le maniement de la langue de bois peut faire dire que ce n'est pas par peur d'un 2nd échec.

L'UMP a ce petit côté agaçant de modifier à son bénéfice les outils de la démocratie, privilégiant un bénéfice à court terme au détriment d'une désaffection progressive mais tenace des français pour les tripatouilleurs qui les représentent.

Enfin notons que les Français n'ont quand même que ceux qu'ils élisent : les anti-Constitution européenne anti-Turquie en Europe qui ont voté UMP, et ils sont légions, n'ont qu'à blâmer leur incurie. 

 

En pièce jointe, un petit powerpoint à diffuser par email à votre carnet d'adresse : internet peut nous permettre de diffuser largement ce que vos députés ne diront jamais à haute voix : Referendum.pdf

22.10.2007

Elections en Suisse et Pologne

Saluons la belle victoire de nos amis de l'UDC suisse et la branlée qu'ils ont infligés au PS. Ca aide à bien commencer la semaine !

Et regrettons l'échec du Parti PiS (Droit & Justice) des frères Kaczynski et de leurs deux partis alliés (qui passent sous la barre fatidique des 5%) en Pologne et la victoire du Parti Libéral, PO, (l'équivalent de notre IMP local) qui obtient avec son allié, le Parti paysan, PSL, la majorité absolue.

 

 

La Constitution Européenne reliftée à Lisbonne

MESSAGE DE PATRICK LOUIS : On piétine à Lisbonne le NON du Peuple Français.

A Lisbonne, incapables de prendre en compte le refus des peuples en renonçant au projet constitutionnel, les Chefs d’Etats et de gouvernements repassent le plat en lui donnant un autre nom.

« Vous ne l’avez pas voulu au menu, vous l’aurez à la Carte » déclare Patrick LOUIS à Lisbonne alors que les chefs d’Etats et de gouvernements mettent la dernière main au « Traité modificatif » destiné à recycler le texte rejeté par les français et les néerlandais. « Tous les éléments constitutionnels de l’ancien texte sont présents, mais de manière déguisée ». Comme le déclare le premier ministre luxembourgeois, « La substance du traité Constitutionnel a été préservée (..) bien entendu, il y aura des transferts de souveraineté. Mais serais-je intelligent d’attirer l’attention du public sur ce fait ? » ( Agence Europe, 24 juin 2007)

Tout ce que les Français ont rejeté en 2005 y est :

  • la supériorité absolue du droit européen sur la Constitution française (Déclaration N°29) qui permettra, par exemple, à la Directive Bolkestein de s’imposer ;
  • la personnalité juridique de l’Union qui permettra à la Commission de se substituer aux Etats sur la scène internationale (article 54) ;
  • le Ministre des Affaires étrangères avec un autre nom (article 25 et suivants),
  • une conception dogmatique de la concurrence sans contrepoids,
  • plus de limitation géographique et civilisationnelle, (à l’inverse du traité de Nice qui fixait la liste des pays pouvant devenir membres de l’UE), laissant ouverte la porte à la Turquie,
  • le plus important transfert de compétences de toute l’histoire de la construction européenne (68 nouvelles matières seront décidées à la majorité qualifiée)
  • une charte qui arme les juges de Luxembourg pour dévoyer sans appel les droits et libertés proclamés par la Constitution française (article 6)

Ce « mini traité » compte en réalité 3000 pages, qui ne sont d’ailleurs pas disponibles. Aucune version consolidée du texte n’a été préparée, l’accord en discussion prendra la forme de modifications des traités existants». Le traité adopté est composé de 250 pages d’amendements à insérer dans les quelques 3000 pages des traités existants.

Patrick LOUIS s’indigne de cette opacité et de conclure : « On nous promettait un mini traité Sarkozy, voici une maxi constitution Merkel . Les Français ont rejeté un texte qui, lui, ne mentait pas et disait son nom. »
 
Fin du communiqué de presse.
 
Résumé MPF 33 : "Français, vous êtes cocus !" 

20.10.2007

Manif de vendredi "Non c'est Non"

Nous étions un millier réunis à Paris à l'appel de Paul-Marie Couteaux, pour faire respecter notre non du référendum de 2005.

Après un discours de Paul-Marie Couteaux, le cortège s’est rendu au Conseil Constitutionnel pour y déposer une urne de bulletin de vote « NON » devant les portes (closes...) de l’édifice.

Afin de bien manifester la façon dont Monsieur Sarkozy traite les Français, ce sont des ânes (du Poitou, surement !) qui ouvraient le convoi.

à LYON, alliance UMP - MPF avec Patrick Louis

Dominique Perben, candidat UMP à la ville de Lyon, et Patrick Louis, député européen (MPF), ont scellé leur union. Le candidat UMP a indiqué hier que ce rapprochement était basé sur un projet et n’était pas le fruit d’un accord politicien. “Dominique Perben a une capacité de rassembler à droite, nous sommes d’accord sur le constat que la ville n’a pas de leadership sur le plan européen”, a souligné Patrick Louis, qui a précisé vouloir une responsabilité au sein de la future équipe municipale.

19.10.2007

Communiqué de Philippe de Villiers

A quand l’Europe des Nations ?


Le peuple français n’aurait-il pas été entendu ? L’actualité européenne montre, comme un symbole, le grand retour des trois grandes questions que les Français pensaient avoir définitivement tranchées le 29 mai 2005.

1 - Il y a d’abord, jeudi prochain, la réédition en format de poche de la Constitution Giscard ! Le mini-traité européen tant souhaité par le Président Sarkozy, qui sera adopté lors du sommet de Lisbonne, n’est en effet rien d’autre qu’une Constitution remâchée qui maintient toute l’architecture d’un nouvel Etat européen. (cf. synthèse de Christophe Beaudouin ci-contre)

2 - Il y a aussi l’annonce, il y a quelques jours, de l’abandon au 1er janvier 2008 du système de quotas d'importation de textiles chinois instauré en juin 2005. Comme si notre union commerciale, déjà la moins protégée au monde, n’avait plus besoin de s’opposer donc à l'invasion de marchandises bon marché « made in China », à l’heure même où leur qualité s’avère très controversée.

3 - Et il y a enfin la Turquie. Le non français était aussi un non à la Turquie en Europe : Le candidat Sarkozy en avait tiré les conséquences, en plaidant pour un partenariat privilégié plutôt qu’une adhésion pure et simple. Mais depuis, nul ne s’est opposé à l’ouverture de nouveaux chapitres de négociation, et le référendum préalable à l’adhésion de nouveaux entrants est en passe d’être supprimé !

De son côté, la Turquie ne semble pas encline aux mêmes efforts de rapprochement et s’éloigne chaque jour un peu plus du modèle laïc d’Ataturk. L’interdiction du voile dans les universités va disparaître et le projet constitutionnel actuellement à l’étude est instructif : l’article selon lequel « les hommes et les femmes ont des droits égaux. L’Etat a la responsabilité d’assurer la mise en œuvre effective de l’égalité des genres » devrait être remplacé par une rédaction plus abrupte, où les femmes constitueraient désormais « un groupe qui a besoin d’une protection spéciale » ! Derrière cette réforme, c’est l’impunité conjugale en matière par exemple de « crimes d’honneur » qui pourrait disparaître. Un bel exemple de tolérance et de démocratie pour de futurs collègues européens…

Plus que jamais, le MPF reste déterminé et vigilant pour faire entendre la voix du peuple français et pour sauver, malgré les apprentis sorciers de Bruxelles, l’Europe des nations et des libertés : tous nos élus, cadres et militants sont invités à faire pression sur les parlementaires français afin que le « non » du peuple français soit respecté.

18.10.2007

Du beau, du grand François Hollande

Il a estimé que le mouvement de grève contre la réforme des régimes spéciaux de retraite était "particulièrement réussi" et qu'il fallait "une réforme juste et équitable des régimes spéciaux".

Que faisiez-vous de 1997 à 2002 Monsieur Hollande ? Que n'avez-vous mené cette 'juste et équitable' réforme ?

 

"Qui se sent morveux, qui se mouche" (Molière) 

 

En pièce jointe, un tableau du Figaro comparant différents régimes de retraites.... Sans commentaires : RETRAITE.gif.

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