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27.11.2007
Villiers-le-bel
Mettons un instant de côté la gestion immédiate de la crise (qui relève du gouvernement et sur laquelle nous n'avons pas prise) pour s'interroger : quelle est cette jeunesse et quels sont ces adultes pour lesquels la police, c'est à dire le représentant de la Force Publique sur le terrain, est un ennemi, un adversaire à abattre ?
Sans doute ne sont - ils que le pâle reflet d'une société où ceux qui sont investis de l'autorité n'osent pas utiliser l'autorité dont ils sont investis :
- les pères qui n'osent plus être des pères,
- les parents qui n'osent plus être des parents,
- les professeurs qui ne sont plus des "maîtres"
- les juges qui n'osent pas sanctionner
- et des élus qui portent plus que les autres une très lourde responsabilité :
ils bafouent ouvertement la loi (les 'casseroles' des affaires des grands partis politiques),
voire désobéissent sciemment - je pense au mariage homosexuel de M. Mamère -
et mettent en doutent l'action de leur représentant (le soupçon de 'bavure' qui naît - en général à gauche, soyons explicite ! - dès qu'un tel accident se produit).
Rétablir l'autorité passent par une prise de conscience individuelle de tous ceux qui ont une autorité et ont donc le devoir de l'utiliser. Néanmoins, il est possible de favoriser la prise de conscience - on l'a vu avec la vitesse routière et les radars qui frappent - méchamment - au porte-feuille.
Ainsi, la modulation des allocations familiales peut être une piste pour inciter les parents (pas forcément la suppression pour les parents qui abdiquent mais une majoration pour familles sans problème, des bourses scolaires pour les premiers de classe, que sais-je encore...). De même que la fin de la carte scolaire permettra aux parents qui le veulent de choisir leur école pour choisir, in fine, l'éducation qu'ils veulent pour leur enfant.
Le rétablissement de l'autorité professorale passe sans doute par une fin de scolarité obligatoire à 13 ou 14 ans. Etre à l'école redeviendrait un privilège et une chance de s'en sortir. Pour ceux qui ne "veulent" pas de la scolarité, ce sera la voie de l'apprentissage et un cv fondé sur l'expérience. C'est pas plus stupide que de glandouiller jusqu'à 16 ans à l'école, en pure perte de temps et en nuisant au reste de sa classe.
Les juges : puisqu'ils ne s'auto-sanctionnent pas (ils faut voir la légèreté des sanctions qui sont prises par le Conseil de la Magistrature face à certains scandales de ses membres ! Ça laisse sans voix.) il faut sans doute créer les moyens légaux de le faire. Et sans doute faut-il remplacer l'EM par une nomination à la fonction de juge à partir de l'expérience - comme c'est le cas en Angleterre au moins - dixit Monsieur le procureur de Mongolfier.)
Quant aux hommes politiques qui gouvernent (je ne parle pas des maires ici mais bien des députés et des gouvernements), il faudrait rapidement mettre en place une idée simple que le MPF défend depuis longtemps : puisque nul n'est irremplaçable, que ne soit plus éligible tout 'politicien' qui a été condamné par la justice française. Politicien n'étant pas un métier (du moins on aimerait qu'il en soit ainsi), cela ne condamne personne à la pauvreté. Simplement, cela nettoie le carreau politique actuel, fait de la place pour de nouvelles personnalités, lesquelles se garderont de tripatouiller dans les caisses de peur de perdre définitivement la chance - car s'en est une - de représenter les Français.
(PS : Dans l'affaire de Villiers-le-Bel, il faudrait aussi aborder le problème de l'économie souterraine mais ce sera l'objet d'un prochain post.)
09:37 Publié dans Défense, sécurité, Diplomatie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : villiers-le-bel, minimoto, banlieue, autorité, délinquence, mpf 33, MPF Gironde


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