04.09.2008

L'UMP et le RSA : 1 impôt de plus, 2 promesses de moins

L'idée du RSA est peut être bonne (tout le monde le dit ... en attendant les résultats tangibles je veux volontiers le croire) mais pour le financer, le gouvernement présidentiel UMP avait deux options possibles :

  1. - ne pas augmenter les prélèvements et en trouver l'argent en 'économisant' sur d'autres postes budgétaires ;
  2. - créer un nouvel impôt ;
  3. - recourir à l'endettement.

Endettement : impossible. Il est déjà vertigineux, il n'est pas en cours de réduction, impossible de suivre cette voie, les critères européens l'interdisent.

Restent les voies 1 et 2.

Nicolas Sarkozy nous avait promis qu'il ne créerait pas de nouveaux impôts et par ailleurs, les députés de l'UMP le disent volontiers quand ils sont en circonscription (mais c'est tellement loin de l'Elysée ou de Matignon, la province !), en France, le niveau des prélèvements, sur les particuliers ou les entreprises atteint un niveau excessif, voire 'dissuasif' : trop d'impôts tue l'impôt.

On pouvait donc s'attendre, pour ces deux raisons au moins, à ce que le choix soit d'auto-financer le RSA sur les ressources déjà existantes de l'Etat.

Et bien non ! Faisant fi des promesses et de la réalité économique, le parti au pouvoir crée un nouvel impôt.

Conséquences / questions :
1 - que valent les promesses des candidats de l'UMP ? (mais ce n'est pas tout à fait nouveau comme interrogation)
2 - que fait le gouvernement UMP que nous avons élu pour libérer la création de richesse en France, individuelle ou d'entreprise et donner ainsi à la France les moyens d'avoir cette croissance économique qui lui fait tant défaut ?

L'UMP, c'est trop souvent du Dalida "paroles, paroles". Dommage. C'est d'ailleurs pour ça que je suis MPF après dix ans au RPR.

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