27.11.2008

Travail dominical : courrier aux élus UMP

La fédération MPF de la Gironde a écrit mardi aux 16 élus UMP de Gironde du Sénat (3) de l'Assemblée Nationale (2) et du Conseil Général (11) pour leu faire connaître notre détermination à lutter contre le travail dominical.

Vous trouverez en pièce jointe copie du courrier : ici

Il ne nous est pas possible d'écrire à tous les maires UMP (ou apparentés) : nous vous invitons donc, individuellement, à vous inspirer librement de cette lettre et à lui écrire.

Vous pouvez aussi écrire aux 17 élus précédemment cités. Le degré de conviction d'un élu UMP se mesure à l'applaudimètre :plus les citoyens lui expriment tel ou tel opinion, plus il est d'accord !

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26.11.2008

Les syndicats promettent la grève

Nos sympathiques syndicats, vous savez, ceux qui ne représentent plus personne mais ont la 'présomption irréfragable de représentativité du fait de leur participation à la Résistance", hein, vous savez, CFDT, CGT, FO, CFTC, CGC (et quelques autres syndicats de l'Education Nationale, normal aussi) ont décidé ensemble (et ça, il paraît déjà que c'est bien de leur part, alors on est prié de les applaudir. Clap, clap, clap,...) « le principe d'une mobilisation massive des salariés au début de l'année 2009 », notamment pour l'emploi, le pouvoir d'achat et « les conditions d'une relance économique ».

Ben oui, on est tous d'accord pour distribuer du pouvoir d'achat et faire de la relance économique.

Simplement messieurs, relisez La Fontaine : pour ne pas se retrouver fort dépourvu quand survient la bise, il eu fallut être fourmi quand c'était encore possible. Malheureusement, vous avez incité les dirigeants politiques à être cigale et à ne surtout pas anticiper. Alors aujourd'hui, la France est comme la cigale : à poil ! Et par les temsp qui courre, les réserves vont nous manquer cruellement.

Allez, c'est pas grave, vous ferez une manif et vous irez ponctionner un peu plus les fournis prévoyantes, n'est-ce pas ?

Le temps des fables est révolu.

25.11.2008

Le cours d'économie du jour : LA LOI D'OKUN

En dessous de 3% de croissance, le chômage augmente ; au dessus de ce seuil, il diminue.

Okun est un économiste américain qui fut en son temps conseiller économique de Kennedy.

Il démontra le lien qu'il y avait entre croissance économique et chômage : au dessus de 3% de croissance, le chômage diminue, et ce de façon croissante ('élasticité' de la relation, varaible d'un pays à l'autre, selon le degré de 'libéralisation' de l'économie).

Le problème pour la France, et les pays membres de la zone euro en général, c'est d'atteindre ne serait-ce que 3%...

24.11.2008

8ème circonscription : avantage Deluga

e candidat du PS, François Deluga vire en tête dans la course législative de la 8ème circonscription de la Gironde (celle qui va d'Arcachon à Langon en passant par tout le sud du département).

Nombre total d'inscrits : 119 792
Votants : 46 449 (38,77%)
Exprimés : 45 428 (37,92%)
Abstention : 61,23%
Blancs : inconnu. La France se grandirait à les compter dans le résultat car ils expriment un choix qui ne peut être ignoré.

PS-PRG-MDC : 43,77% soit 19884 voix

UMP : 40,95% soit 18.603 voix (Yves Foulon, maire d'Arcachon, une des communes les plus endettée de France ! et grand copain de notre omni-président;  C'est d'ailleurs pour cela que Madame des Esgaulx, qui jurait il y a 18 mois n'être pas du tout intéressée par le Sénat ... a finalement choisi le Sénat).

(Quelle tristesse de voir que 38.000 personnes se retrouvent dans ces deux partis. Insondable mystère de la démocratie contemporaine...)

CPNT : 3,78% soit 1717 voix (Emmanuel Perrin, Testerin.) son score nous réjouit réellement, d'autant qu'une partie des sympathisants MPF ont reporté leur voix sur ce candidat. Dommage qu'il n'atteigne pas 5%.

MODEM : 3,57% soit 1621 voix

NPA (extrême-gauche) : 3,22% soit 1461 voix

PC : 2,31% soit 1048 voix (Pour l'anecdote, c'est rare de nos jours de voir un coco qui a encore la coupe de cheveux et la barbe de Karl Marx)

FN : 2,30% soit 1047 voix (La candidate, plus habituée aux 5%, paie sûrement un peu pour les scènes de ménages de la direction du parti).

 

Vient maintenant le 2nd tour dans une semaine. Statistiquement, le PS a un peu plus de chance que l'UMP mais le taux de participation est tellement faible que l'arithmétique n'est pas fiable.

Que dire de ces deux candidats entre lesquels il convient de choisir ? Nous avons le choix entre un carriériste socialiste et un carriériste UMP. C'est à celui qui sera président d'un plus grand nombre d'assemblée.

L'un attaquera les familles par les unions et adoptions homosexuelles, l'autre par le travail le dimanche et la diminution des allocations familiales.

L'un défendra le 'paquet fiscal' pour les plus riches, l'autre est dans un parti où l'on peut dire "j'aime pas les riches" en gagnant 25.000 € par mois (Authentique, c'était François Hollande, à la télé).

Tous deux soutiendront sans faille qu'il nous faut plus d'Europe pour ne plus connaître les crises telles que nous en connaissons une aujourd'hui (c'est l'argument qu'on se sert depuis que je suis en âge de voter !). D'ailleurs ils sont dans deux parties qui votent le plus souvent ensemble au Parlement européen, c'est dire.

Souvenez-vous de la couverture de Paris Match avec Sarko et hollande habillés pareilles pendant la campagne du référendum sur la Constitution Européenne. Et bien ici, on pourrait faire la même photo, ou presque. Deluga / foulon, pour nous, c'est bonnet blanc / blanc bonnet.

Simplement, l'un est de droite, comme nous, l'autre est de gauche, contrairement à nous. Maigre argument.

19.11.2008

Travail le dimanche : l'UMP, le pire ennemi de la société

Le MPF par la voix de son président Philippe de Villiers rappelle son opposition au travail du dimanche.

Le dimanche doit rester une journée sans travail indispensable à la création du lien social : pouvoir consacrer son temps libre à ses amis, à sa famille ou à ses loisirs plutôt qu’à la consommation et au travail demeure important pour les Français.

Le repos du dimanche n’est pas qu’une simple tradition, il est une nécessité familiale et sociale. Les autorisations doivent rester exceptionnelles et liées à des conditions particulières.

Le travail dominical ne peut en aucun cas être un moyen efficace de relance de l’activité économique.

Il ne serait au mieux qu’un déplacement de l’activité commerciale bénéficiant aux grands magasins.

18.11.2008

Villiers en Arménie

Philippe de Villiers achève aujourd'hui un voyage de quatre jours an Arménie.

Dimanche, Philippe de Villiers planté un arbre au mémorial du génocide arménien, geste ô combien symbolique en l'état actuel du politiquement correct en cour dans l'Union Européenne (surtout ne pas fâcher la Turquie ni soulever quoique ce soit qui puisse mettre un frein à l'intégration de ce pays dans l'usine à gaz européenne).

Hier, il a été reçu par Serge Sarkissian, le président de la République, ainsi que plusieurs de ses ministres.

Aujourd'hui, il termine sa tournée en s’exprimant devant des étudiants de l’Université Française d’Arménie.

(Tout ceci est malheureusement moins répercuté dans les médias lque es guerres picrocoliennes du Parti Socialiste. Et pourtant ça me paraît infiniment plus important.)

17.11.2008

PS : le sydrome du pouvoir

Ce que nous venons de voir au Parti Socialiste n'est que le reflet d'une dérive majeure qui menace toute 'démocratie parlementaire'.

 

CE QUI FAIT UN PARTI

Un parti est censé regrouper sous une même bannière différentes personnes unies par un même projet de société. Cette union est par nature imparfaite, étant exclu de rencontrer suffisamment de monde ayant exactement les mêmes vues : un parti regroupe donc des personnes ayant, sur les sujets principaux des vues communes, des nuances et des variations pouvant exister pour des sujets moindre.

Cela ne suffit pas à faire un parti ; deux autres éléments sont indispensables : un chef charismatique et des victoires politiques.

Le chef, c'est la tête en latin comme en pratique : sans chef, aucun corps ne fonctionne. Par son charisme et sa fonction, il focalise les énergies, suscite l'adhésion, tranche sur les sujets et les priorités, défini les objectifs. (Je ne m'étendrais aujourd'hui pas sur le problème des chefs illégitimes ou perçus comme tel - je pense à Marie Le Pen, évidemment.)

Les victoires politiques : un parti ne justifie son existence que dans la prise de pouvoir des institutions de l'Etat : communes, cantons, régions, parlements (Assemblée Nationale, Sénat et Députés au Parlement Européen), chef de l'Etat. S'il n'a pas pour objectif cette prise de pouvoir, ce n'est plsu un parti, c'est un cercle d'idée ou un organe de pression (pour ne pas utiliser les mots 'think tank' et 'lobby'). Les Francs-maçons rentrent dans cette catégorie (laquelle, 'Think Tank' ou 'Lobby' ?).

La force des petits partis, c'est l'homogénéité des idées et la force de leur chef. En général. Prenez le FN, le MPF, le Modem, le NPA, le MDC. Leur faiblesse, la (relative) absence de victoire politique.

A l'inverse, les gros partis ont pour force leur fréquentes victoires politiques (si l'on fait abstraction de l'état actuel de décomposition du PS c'est un parti qui peut se vanter de nombreuses victoires politiques : dernières régionales, législatives 1997, 2nd tour des présidentielles en 95 et 2007, etc.). Ces victoires leur permettent de s'agréger beaucoup de personnes : ceux qui y retrouve leurs idées (en général,  ces partis ratissent assez large), ceux qui préfèrent être dans le camp des vainqueurs, tout simplement (pas de honte à le dire ; l'amour propre est un vecteur majeur de l'action humaine), ceux qui voient leur intérêt à être du côté des 'gouverneurs', entendu dans le sens de ceux qui 'gouvernent' les institutions de l'Etat mentionnées plus haut (mairie, canton, etc.), voire à être 'gouverneur' eux-mêmes (les élus).

Restent certains partis auxquel je prédis un sombre avenir s'ils ne se trouvent pas rapidement un leader charismatique et des victoires (Les Verts, le MNR, le PC. Le FN est un cas à part : il a toujours un leader très charismatique, c'est sa succession qui pose problème.) D'autres ont choisi de s'accrocher à un gros parti 'de pouvoir' pour pouvoir survivre et s'illusionner sur 'leurs' victoires, façon "parasite" : je pense au Nouveau Centre et au CNI.

 

LA SURVIE EN L'ABSENCE DE CES 3 FONDAMENTAUX :

Le PS est dans la catégorie 'gros parti' de pouvoir : beaucoup de 'gouverneurs'.

Il y eu beaucoup de victoires, mais elles sont anciennes.

Et font totalement défaut deux éléments constitutifs d'un parti : un chef charismatique incontesté et un projet de société.

Comment un parti peut-il fonctionner ainsi, sans victoires, sans chef et sans projet de société ? C'est là la menace qui pèse sur nos démocraties parlementaires : les gros partis survivent même dans ces conditions là, par la simple addition d'ambitions personnelles  et par les ressources financières qui leurs sont attribuées.

Ambitions des 'barons' qui veulent tous devenir le chef, même au prix d'une forte contestation interne.

Ambitions des 'gouverneurs' locaux, issus des anciennes victoires : ils ne veulent pas devenir le chef mais rester des chefs locaux du parti et des gouverneurs territoriaux : qu'il est bon d'être aux commandes qui de sa mairie, qui de son intercommunale, qui de son palais de région ou de département.

Ambitions des proches qui préfèrent être du côté des gouverneurs : il y a toujours des miettes à ramasser dans quelque 'poste' ou 'mission' ou quelque 'appel d'offre'. Et puis être du côté du gouverneur local, même si c'est dans un parti déboussolé, c'est toujours être, localement, dans le camp du gagnant. C'est rassurant pour l'amour propre.

A l'UMP, on a la même absence de projet de société (c'est même peut-être encore plus vrai !) mais il reste un chef, relativement incontestable à défaut d'être aimé, et de belles victoires, récentes et à venir. Cela permet de s'agréger au parti de nombreuses personnes qui viennent 'à la soupe' comme aurait dit le Général De Gaulle.

Ressources financières :

On pourrait se dire que vu l'état de déliquescence du PS les autres partis de gauche prendront le pas (Modem, Verts, MDC, PC et NPA). Et bien non (sauf événement imprévisible) car aucun ne dispose des réserves financières du PS.

C'est un 2nd grand problème qui menace notre démocratie : les modes de financement actuels des partis politiques favorisent l'émergence de deux mastodontes politiques aux capacités financières quasiment illimités (rappelez-vous le show d'investiture de Nicolas Sarkozy : 6 millions d'euros pour 1 journée !) face à des petits partis qui s'appauvrissent progressivement. Pour citer un exemple simple, le budget du MPF pour les présidentielles était à peut près de 3 millions d'euros. Une 1/2 journée du show de Sarko...

L'argent, c'est le nerf de la guerre : avec les ressources, les gros partis peuvent être présents et se vendrent comme un lance un produit de grande consommation. A l'inverse, essayez de lancer un produit de grande consommation en France sans argent : outre une très forte dose de créativité, il faut également beacoup de chance (créer un buzz, par exemple : "Olivier Beancenot déguisé en SS" ou "NDA nu" sur Youtube ! Mais on s'éloigne un peu de la politique et des idées : ça ne ressemble pas à ce qui fait la force des petits partis de convictions.)

 

L'absence de chef actuellement au PS et les danger qui menacent ce parti :

Cette génése d'un nouveau chef est longue et douloureuse. Contrairement à Sarko qui a su s'imposer dans l'adversité à l'UMP, personne au PS n'arrive à émerger franchement.

Le partisan MPF que je suis ne peux que se réjouir de ces difficultés et souhaite qu'elles durent aussi longtemps que possible.

Le risque a court terme, pour le PS, est double : perdre des batailles et perdre des adhérents.

Les batailles se gagnent quand on est en 'ordre' de bataille. Actuellement, et malgré son implantation locale forte, le PS risque fort de perdre les élections européennes (les seules vraies échéances à court terme).

Les adhérents, c'est à dire ceux qui espéraient être du côté des gagnants, voir de gouverner ou d'être à côté des gouverneurs (Resteront les 'militants'). Ils ne reviendront que lorsque le parti sera en mesure de reprendre la main.

A plus longue échéance, je vois apparaître un leader, un peu contesté mais pas trop (façon Sarko / Copé à l'UMP : on peut se critiquer un peu mais on n'oublie pas que pour gagner il ne faut pas trop tirer à hue et à dia).  Certains quitteront le navire, préférant un 'Projet de société' fort à la promesse de 'victoires' et 'un chef' qu'ils abhorrent. Façon Villiers ou Chevênement il y a quelques années ou Nicolas Dupont-Aignan plus récemment. Ils essaieront de faire leur route. Ce sera dure car ils seront privés de moyens financiers même si cette attitude n'est pas sans noblesse, bien au contraire.

Quel sera ce leader du PS ? Je ne suis pas madame Irma. Je me dis simplement que la politique est l'art de la 'combinazione' et réserve de belles surprises (voyez les réapparitions de Rocard, d'Aubry, de Fabius, de Juppé, de Balkany après qu'ils eurent eu des accident de parcours que l'on croyait fatals) ; et je pense aussi qu'un certain président du FMI se dit sans doute qu'il a bien de la chance d'être actuellement en dehors du champ de bataille à courir la gueuse.

10:18 Publié dans PS | Lien permanent | Commentaires (0)

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