21.01.2009

Sarko, crétin des Alpes

Le chef de l'Etat déshonore chaque jour un peu plus la fonction qu'il incarne pour cinq ans.

C'est le journaliste Jean-Dominique Merchet (qui tient l'excellent blog secretdéfense.blog.etc...) qui rapporte l'info. Il donne un lien vers le site de l'Elysées où l'on pouvait entendre et voir l'allocution du Président mais il semblerait qu'à cette heure-ci la vidéo ait disparue. Bizard...

Bref, parlant de la réforme des Armées, et particulièrement de la suppression ou du déplacment de régiments, il a affirmé à propos des unités de montages placées dans les Alpes qu'elles étaient là pour nous protéger des attaques de l'Italie. Et que donc, grâce à lui, cette abération allait cesser.

Outre le fait qu'il prend tous les Présidents de la République qui l'ont précédé depuis 1945 pour des demeurés, il serait temps que le chef d'Etat apprenne à tenir d'autres arguments que ceux d'un vendeur de supermarché (avec tout le respect que je vous dois les gars - d'ailleurs je suis passé par là.)

Qu'il nous explique ses réformes, ok, mais avec de vrais arguments. Pas des trucs de café du commerce.

Il y a quelque temps, voulant expliquer pourquoi il voulait changer la loi sur le travail dominical, il répétait dans toutes ses interventions que d'un côté des Champs Elysées on avait le droit d'ouvrir le dimanche et que de l'autre on n'avait pas le droit. Il l'a répété des dizaines de fois, améliorant progressivement sa petite histoire (c'est d'ailleur très instructif et assez amusant d'entendre cette histoire évoluer au fil des semaines). C'était faux, évidemment. Mais c'est du Sarko : plus c'est gros, plus ça passe.

Revenons à nos chasseurs à lapins : si on ne peut plus les mettre dans les Alpes (puisque Sarko en conclut que c'est pour se protéger des agressions italiennes) ni dans les Pyrénées (idem avec l'Espagne), que nous reste-il ? Le Massif central et les Monts d'Aret). Les bivouacs en altitude ça va devenir coton.

Et dans la même veine, Sarko a-t-il remarqué que nous attendions une attaque des anglais puisqu'il y a des navires de la Marine Nationale dans la Manche et aussi des belges des luxos et des allemands puisqu'on a des unités le long de ces frontières ?

Bref, si ce n'était le chef de l'Etat ce serait drôle.

Enfin la cerise sur le gâteau : il a joint le mauvais goût à la bétise en ajoutant "On voulait pas l'armée italienne, on a eu Carla. [...] mais enfin c'est quand même plus agréable, notamment pour moi".

Aucun savoir vivre en plus. Cet homme est vraiment navrant.

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