04.03.2009

OPA SUR LA FAMILLE

(Communiqué de presse officiel du MPF en date du 3 mars 2009)

Le gouvernement est en train de jouer à l'apprenti sorcier avec la famille.

La mise en place d’un statut de beau-parent, annoncé le 3 mars, est un projet en trompe-l’œil. Sous couvert de protéger les nouvelles familles et les enfants, ce projet de loi va venir occulter le rôle, l’implication et les responsabilités des deux parents au profit de tiers.

Conjuguée à une consolidation du PACS, c’est une entreprise de déresponsabilisation qui va cristalliser l’éclatement des familles. Elle ne satisfait que les revendications des associations homosexuelles qui n’attendent qu’une chose : que le conjoint du même sexe puisse obtenir un statut parental.

Ce n’est pas une politique familiale que gouvernement est en train de mettre en place mais une politique de déconstruction de la famille.


Ci dessous, le point de vue du MPF détaillé par l'un de ses députés, Véronique Besse :

Le Président de la République et le gouvernement sont en train de jouer à aux apprentis sorciers avec la famille. Au programme de cette offensive, on retrouve tous les ingrédients d’une désintégration familiale et sociale, à savoir :

  • - Une proposition de loi sur le travail du dimanche ;
  • - Un projet de loi sur la réduction du congé parental ;
  • - Un projet de loi sur le statut des beaux-parents ;
  • - Un projet de mise sous conditions de ressources des allocations familiales ;
  • - La mise sous condition de ressources, affaire qui est loin d’être enterrée, de la carte « Famille nombreuse » ;
  • - Les propositions du Médiateur de la République pour une consolidation du PACS.


Il s’agit d’une véritable OPA (offre publique d’achat) sur les familles avec toutes les conséquences que cela entraîne :

- Un « sacrifice humain ».
Les femmes qui souhaitent concilier vie professionnelle et vie familiale vont devoir sacrifier leurs enfants sur l’autel du dieu « économie ». Avec la mise sous conditions de ressources des allocations et cartes familiales et la réduction du congé parental, elles vont désormais être obligées de travailler le plus rapidement possible après leur accouchement sous peine de ne plus pouvoir nourrir leur famille.

- Une société sans repères.
Avec la généralisation du travail le dimanche, les Français n’auront plus de temps à consacrer à leur vie sociale. Cela signifie une montée de l’individualisme, la fin du bénévolat dans les associations et la perte des derniers repères de notre société.
Avec la généralisation du travail le dimanche, les familles n’auront plus la possibilité de veiller à l’éducation des enfants et à la transmission des valeurs. L’Etat, à travers l’Education nationale, sera le seul à avoir voix au chapitre dans ce domaine, « produisant » ainsi des citoyens déracinés, uniformes et sans attaches.

- Une déconstruction du socle familial.
La mise en place d’un statut de beau-parent est un projet en trompe-l’œil. Sous couvert de protéger les nouvelles familles et les enfants, ce projet de loi va venir occulter le rôle, l’implication et les responsabilités des deux parents au profit de tiers.
Conjuguée à une consolidation du PACS, c’est une entreprise de déresponsabilisation qui va cristalliser l’éclatement des familles. Elle ne satisfait que les revendications des associations homosexuelles qui n’attendent qu’une chose : que le conjoint du même sexe puisse obtenir un statut parental.

Ce n’est pas une politique familiale que le chef de l’Etat est en train de mettre en place mais une politique de déconstruction de la famille. En s’exprimant il y a dix jours sur ce thème, ces déclarations ont d’ailleurs été tout à fait révélatrices :
« Les congés parentaux sont parfois à l'origine d'un immense gâchis. (…) Ces dispositifs maintiennent en dehors du marché du travail près de 800.000 femmes chaque année »

La famille est devenue la variable d’ajustement de la sortie de crise économique.

Les familles ne sont pas à vendre, l’éducation de nos enfants n’est pas du « gâchis » et les femmes ne constituent pas une nouvelle marchandise ! Il faut stopper immédiatement cette vision idéologique et productiviste qui consiste à analyser la société en termes de coûts et d’avantages.

Les commentaires sont fermés.