09.03.2009

Sur les places financières en folie

Mercredi dernier, les Etats-Unis annoncent une des plus fortes destructions mensuel d'emploi pour février : plus de 650.000 chômeurs de plus.

Réaction de la Bourse : elle monte car c'était conforme aux prévisions.

En revanche, à l'annonce que les chiffres de janvier ne sont finalement pas de 600.000 chômeurs mais également 650.000, là les Bourses baissent. Pourquoi, n'est-ce pas le même chiffre gravissime de destruction d'emplois ? Oui mais non, car ce chiffre, lui, n'est pas conforme aux prévisions.

C'est con, n'est-ce pas ?

Peut importe la catastrophe prévue que vous annoncez, que ce soit des destructions d'emplos ou un résultat trimestriel en forte chute, il faut que la réalité soit conforme au chiffre que vous aviez annoncé. Ce n'est pas la catastrophe qui est grave, c'est l'écart par rapport à la catastrophe.

Les Bourses sont vraiment malades pour en arriver à cela. (D'ailleurs elles n'ont jamais réussi à faire la jonction entre les raisons de leur existence - financer des projets d'entreprises ou d'Etats - et leur existence quotidienne - la spéculation décorrélée de tout projet d'entreprises ou d'Etats.)

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