16.03.2009
Loi ADOPI : le MPF est contre !
Philippe de Villiers se prononce contre la mesure scandaleuse d’interruption automatique de l’accès à internet prévu dans le texte de loi antipiratage.
Cette mesure n’a pour objet que de protéger à l’excès quelques entreprises qui refusent de moderniser leur pratique du commerce en s’abritant derrière quelques artistes naïfs ou « ronchons ».
Elle est nocive à trois égards :
- - disproportionnée par son caractère systématique et sans appel, elle privera des familles, des communautés scolaires, professionnelles de l’accès internet que les tenants de la loi ont tort de vouloir réduire à un outil de loisir,
- - discriminatoire car il est impossible aujourd’hui de faire la différence entre un téléchargement et de l’écoute en ligne (« streaming »). Il faut cesser de considérer les internautes comme des délinquants potentiels.
- - et enfin elle porte atteinte aux libertés individuelles car pour s’appliquer il faut transformer la toile en un lieu de surveillance généralisé des faits et gestes des internautes.
Les députés MPF Véronique Besse et Dominique Souchet estiment quant à eux que le projet de loi « Création et Internet » (ADOPI) ne doit pas être adopté en l’état. Il est contraire au bon sens.
Menacer les Français d’être coupés d’Internet n’est pas une solution. Internet est devenu aujourd’hui un outil indispensable. Une connexion permet souvent de téléphoner, de regarder la télévision, d’exercer une profession (notamment les « télétravailleurs ») mais aussi d’entretenir sa vie sociale et familiale (notamment entre parents et enfants éloignés) et de régler ses affaires administratives (impôts, factures, etc.).
Ce projet de loi se trompe de cible. Ce sont les particuliers et notamment les familles qui vont en faire les frais alors que les cybercriminels et les sites illégaux de téléchargement continueront leurs activités en toute impunité.
Ce projet de loi doit être profondément modifié avant d’être mis en œuvre.
09:00 Publié dans Médias - presse, radio tv, web | Lien permanent | Commentaires (2)



Commentaires
PIRATERIE ou FILOUTERIE ?
Je m'insurge à chaque fois que l' internaute est qualifié de pirate:
Il y a peu;la presse relevait que certaines grandes surfaces dont la FNAC avaient vendues des CD dupliqués illégalement, échappant ainsi aux taxes et reversement des droits d'auteurs;l'affaire semble oubliée aujourd'hui. Alors: piratage?
L' industrie du disque et des logiciels très récente est déjà décadente car avec l' INTERNET les ventes de ces produits ne feront que s'amenuiser pour finir par disparaitre au profit du seul téléchargement.
Les auteurs, compositeurs,"artistes",écrivains ou autres concepteurs de logiciels ne disparaîtrons pas pour autant!
Certes, l'enrichissement personnel sera plus difficile, il faudra vraiment mériter et être aimé et reconnu Artiste (avec un grand A)pour vendre un titre sur Internet, mais la nouvelle génération qui se lance sur le Net l'a bien compris.
Et oui! fini le CD qu'on achetai pour un seul titre et dix-neuf navets!
les troubadours d'antan et autres chansonniers qui ne "touchaient" pas de "droits de bonne parole": ont-ils disparus pour cela?
Les concepteurs de logiciels libres de droits sont-ils malheureux?
Et puisque que l'on est dans l'absurde, les auteurs de cette loi scélérate prétendront-ils ,eux aussi,à droits d'auteurs?
Il faut vivre avec son temps! et l'on peut bien souvent s'en rendre compte à l'achat d' un ordinateur ou d'un simple bien de consommation ou l'on vous demande de télécharger,via le site du constructeur,la notice ou le mode d'emploi.
Pire:on vous demande de faire une copie du logiciel qui est déjà sur le disque dur,au cas où.....
L'industrie du disque à l'origine de cette FILOUTERIE ne disparaitra pas à cause du téléchargement:
Elle disparaitra, c'est tout! C'est dans l'ordre des choses.
Et avec elle les profiteurs qui en ont grassement vécus!
Quand aux emplois; ils sont donc déjà condamnés (et aussi l'impression et le pressage dans les pays à coût de main d'œuvre réduite) (Tient, les "artistes" ne se mobilisent pas pour ça!?)
Les auteurs et autres concepteurs vendront par Internet leurs œuvres si celles-ci retiennent l'attention du client.
Exit les intermédiaires de l'industrie du disque!
Exit les organismes de collecte et redistribution des "droits"!
Mieux: les auteurs/concepteurs pourront même solder leurs "produits" en fin de vie (fin de vie de quelque mois à quelque années,hé oui! un tube ou un logiciel est en état d'obsolescence bien avant que ne survienne les 70 ans après la mort de leurs auteurs!)
Qui achèterai aujourd'hui un logiciel "vieux" d'une dizaine d'année?
j'ai acheté chez un soldeur, il y a une dizaine de jour des logiciels de formation pour Access 2003,Word 2003,PowerPoint 2003 pour 50 cent d'euro pièce ainsi que le DVD BATMAN au même prix et le tout neuf!
J'ai également trouvé des cassettes vidéo (originaux neufs) à 25 cents l'une!
(Harcèlement,les liaisons dangereuses... )
Qui va oser prétendre que ces logiciels et vidéos rapportent des droits à leurs auteurs?
Personne n' en veut plus!
Je les aient donc payés à leurs juste prix!
et avec leurs supports matériel!
Je m'insurge contre ces surtaxes que rien ne justifie sur mes CD personnels et autres moyens de stockage, ainsi je doit rémunérer des lobbyistes pour mes photos et films,voire la copie du logiciel de mon ordinateur déjà payé!
Ceux qui ne s'adaptent pas ou ne sont pas adaptable aux nouvelles technologies disparaitrons! C'est dans l'ordre des choses,ils le savent!
Certains organismes sont en mutation totale (la poste a t'elle demandée une surtaxe sur le papier pour cause de concurrence de courrier Internet?)
Souvenons-nous des noms des promulgateurs de la loi, ils ne demandent qu'à être oubliés, tous et de toutes couleur politique: les législatives sont dans 2 ans.!
Cordialement.
Ecrit par : riri69 | 28.03.2009
Et une interdiction de plus, j'engage les internautes si ils sont sanctionnés d'aller à leur banque et d'empêcher le prélèvement automatique, à plus ou moins long terme cela coutera certainement plus chère au pays, aussi bien intellectuellement que financièrement
car bien sur tout ce qui ce fait pour les démarches administratives par l'informatique se refera par le support papier ceci n'est qu'un exemple. Et si je comprends bien, on parle toujours de manque à gagner pour les artistes ou sociétés qui ont soit disant été victime "de piratage" ce qui par définition précise qu'ils ont n'en pas assez. merci de me lire
Ecrit par : DAUBIE Michel | 30.04.2009
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