02.06.2009

L'ultra-libéralisme : oui sauf quand c'est non

Le dogme du libéralisme maximale, auquel tiennent tant les Etats-Unis ou la Commission européenne vient de subir un accro de plus. Barack Obama vient de nationaliser, de fait, la compagnie General Motors, alias GM.

Pourquoi ne pas avoir "laissé" jouer le marché jusqu'au bout ? Les parts de marché perdues par GM seraient autant de parts de marchés gagnées pour les autres constructeurs, ça n'aurait pu que leur faire du bien. Ce raisonnement de type ultra-libéral est parfaitement vrai mais il montre sa limite : ce qui doit être au coeur des préoccupations, ce sont les hommes.

Obama a eu raison de ne pas lacher entièrement GM. Trop d'hommes en souffriraient.

Si cet ultra-libéralisme a ses limites, pourquoi l'impose-t-on aux pays en voie de développment, leur interdisant de se protéger et de donner naissance à une économie nationale ? Et pouquoi interdit-on à un Etat, voire à l'Europe de protéger ses entreprises en se prémunissant contre le dumping social des pays à protection sociale inexistante ?

Faut-il attendre qu'une entreprise ou une industrie soit au bord du gouffre pour avoir - enfin - le droit de l'assister (et souvent trop tardivement) ? Etrange...

Enfin, faut-il continuer d'accorder notre confiance à des partis dominants qui professe un jour des dogmes mais les abandonnent aussitôt qu'ils peuvent ?

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