08.03.2008

Amérique du Sud : les véritables raisons de l'apaisement

Colombie, Equateur,Vénézuela et Nicaragua ont enterré la hache de guerre, il faut s'en féliciter.

Curieuse efficacité de la diplomatie après les bruits de bottes (ou plutôt de chenillettes : Chavez avait quand même déplacer 10 divisions blindées - mais où va-t-il chercher tout ça ?!), non ?

L'explication est peut-être ailleurs : aussi vindicatifs qu'ils soient, ni le Vénézuela ni l'Equateur n'ont les moyens militaires de se frotter à l'armée colombienne, bien encadrée et équipée par/avec le soutien actif des Etats-Unis et  aguerrie par des années de lutte contre les narco-trafiquants et les guerrillas communistes (dont les FARC, la plus connue et active).

Alors quand on n'a pas les moyens de tailler réellement en pièce son adversaire, on joue les gros dures... et on retourne chez soi (du grand Coluche : "j'ai pas rêvé, machin, t'as bousculé ma femme ? Laisse Madeleine." Etc...) 

 

Sources : Ouest-France ici 

06.03.2008

Kosovo : faites-vous une opinion personnelle

Les principaux médias nationaux ne faisant plus depuis longtemps office d'outils d'information, il convient de croiser véritablement ses sources d'informations (Soit dit en passant, croiser Libé par Le Monde, le Figaro et Courrier International ne sert à rien, les sources sont les mêmes...).

Concernant les Balkans et le Kosovo, sauf à lire russe ou chinois, il faut pour les francophones que nous sommes aller chercher ailleurs. Voici un site animé par le rédacteur de Balkans Info : http://www.b-i-infos.com pour avoir un autre point de vue sur ce sujet capital à long terme (c'est à dire 15 ou 25 ans, ce qui dépasse de beaucoup l'horizon de réflexion de nos gentils animateurs et experts du PAF) 

19.02.2008

Kosovo : les pays européens divisés

Les 27 pays de l'Union Européenne n'ont pas réussit à définir une position unique en faveur ou contre la reconnaissance de l'indépendance du Kosovo.

Sans doute n'ont ils pas eu le temps : c'est vrai qu'on ne l'avait pas vu arriver !

Maintenant imaginons que le traité constitutionnel eut été déjà en place et que nous ayons eu un ministre des affaires étrangères (son titre a été modifié dans le nouveau traité de Lisbonne mais la fonction demeure) : essayez d'imaginer un instant sa magnifique déclaration pour commenter cette déclaration d'indépendance : "Euh, oui mais non mais bon euh voilà..."

Comment pourrait-il parler au nom de l'UE ? il ne le pourrait pas.

Imaginons maintenant que la diplomatie, comme d'autres domaines de compétences, se décide à la majorité qualifiée (55% de la poulation de l'UE et 60% des pays, ou un truc comme ça - les pourcentages ont donné lieu à tellement de marchandages que je ne sais plus à quels chiffres ils ont été arrêtés - mais là n'est pas le sujet).

Imaginons que l'UE ait dit "non" à la reconnaissance de l'indépendance. Et le choix de la France et des pays qui veulent la reconnaître ? Balayé, interdit de citer.

Imaginons que l'UE ait dit "oui"  : choc frontal avec la Russie et grosse colère de l'Espagne, de la Grèce, de la Roumanie, de la Bulgarie,... Mais tant pis, ils n'auraient qu'à accepter ce qu'ils refusent.

Conclusion : sur un sujet aussi peu porteur que l'indépendance du Kosovo (qui s'en souci le matin au réveil en France ?)  ou le domaine qu'est la 'Diplomatie' ce n'est pas grave - pas la déclaration d'indépendance, la logique de décision à la majorité qualifiée - mais imaginons un sujet plus sensible d'un point de vue diplomatique. Par exemple : l'UE décide à la majorité de participer à une guerre préventive en Iran. 

Imaginons les effets des décisions à la majorité qualifiée sur d'autres aspects de notre vie de tous les jours : par exemple l'UE décidant que la durée légale du travail est de 45h/semaine. Ou que désormais la tva passe à 21 sur tout, y compris l'alimentation et les transports...

Alors, ça vous parle plus ? Normal.

Maintenant la question qui fache : connaissez-vous les domaines de compétences réservés à l'Union Européenne ?

(Et encore, on ne vous parle pas des mauvaises habitudes de la Cour de Justice du Luxembourg qui a une lecture toujours très large des domaines de compétences de l'UE.) 

Allez, dormez, braves gens, Big UE veille sur vous. 

14.12.2007

Extradition des brigades rouges

Ce Vendredi 14 Décembre, la Cour d’Appel de Versailles rendra son verdict quant à l’extradition vers l’Italie de Marina Petrella. Cette ancienne membre des Brigades Rouges, réfugiée en France depuis 1993, est poursuivie pour des faits remontants à plus de 25 ans.
 
Les Verts regrettent qu’avec cette arrestation le gouvernement (...] piétine une parole donnée en 1984 au nom de la France par le Président François Mitterand (dixit leur communiqué de presse; suit un préchi-précha sur le pardon qu'ils demandent pour cette brave dame. Et pourquoi pas alors sur les SS, Pinochet ou Franco alors ?)
 
Nous, au MPF, on espère qu'elle sera extradée :
  • par respect pour les italiens, l'Italie et la souveraineté de sa justice,
  • par respect pour les victimes des brigades rouges, qui elles, ont pris "perpète" il y a 25 ans.

Au fait, lors de l'attentat de l'Observatoire, il avait donné sa parole aussi, François Mitterand ? Et sous Vichy, il avait pas donné sa parole au Maréchal Pétain aussi ? Il la donnait souvent alors : incroyable qu'ils y aient encore des ânes pour s'y fier dix ans après son décès !

12.12.2007

Kadhafi en France

Surprenantes ces réactions de désapprobation quant à la venue et à l'accueil réservé à un chef d'Etat par un autre chef d'Etat... 

La diplomatie a ses règles et accueillir le représentant d'un pays ne signifie pas, Dieu soit loué, qu'on en approuve les choix. 

Ou alors il faut se préparer à rompre nos relations diplomatiques avec la majorité des pays du globe, à commencer par la Chine.

En revanche, les propos de notre virevoltant chef d'Etat concernant le nucléaire civil comme outil de lien entre l'Occident et le Monde Musulman m'ont inquiété : ça fait un peu apprenti-sorcier et j'ai bien peur qu'il faille payer les dégat le prix fort dans quelques décénnies.

 

[ajout du 16.XII.2007 :] La plus belle phrase du gouvernement vient quand même de Madame Yade :

« Que Kadhafi vienne à Paris, d’accord, mais qu’on lui tienne un discours rigoureux sur la question des droits de l’homme. […] C’est absolument indispensable, parce que la France n’est pas seulement une balance commerciale. »

27.11.2007

Villiers-le-bel

Mettons un instant de côté la gestion immédiate de la crise (qui relève du gouvernement et sur laquelle nous n'avons pas prise) pour s'interroger : quelle est cette jeunesse et quels sont ces adultes pour lesquels la police, c'est à dire le représentant de la Force Publique sur le terrain, est un ennemi, un adversaire à abattre ?

Sans doute ne sont - ils que le pâle reflet d'une société où ceux qui sont investis de l'autorité n'osent pas utiliser l'autorité dont ils sont investis :

  • les pères qui n'osent plus être des pères,
  • les parents qui n'osent plus être des parents,
  • les professeurs qui ne sont plus des "maîtres"
  • les juges qui n'osent pas sanctionner
  • et des élus qui portent plus que les autres une très lourde responsabilité :
    ils bafouent ouvertement la loi (les 'casseroles' des affaires des grands partis politiques),
    voire désobéissent sciemment - je pense au mariage homosexuel de M. Mamère -
    et mettent en doutent l'action de leur représentant (le soupçon de 'bavure' qui naît - en général à gauche, soyons explicite ! - dès qu'un tel accident se produit).

Rétablir l'autorité passent par une prise de conscience individuelle de tous ceux qui ont une autorité et ont donc le devoir de l'utiliser. Néanmoins, il est possible de favoriser la prise de conscience - on l'a vu avec la vitesse routière et les radars qui frappent - méchamment - au porte-feuille.

 

Ainsi, la modulation des allocations familiales peut être une piste pour inciter les parents (pas forcément la suppression pour les parents qui abdiquent mais une majoration pour familles sans problème, des bourses scolaires pour les premiers de classe, que sais-je encore...). De même que la fin de la carte scolaire permettra aux parents qui le veulent de choisir leur école pour choisir, in fine, l'éducation qu'ils veulent pour leur enfant.

Le rétablissement de l'autorité professorale passe sans doute par une fin de scolarité obligatoire à 13 ou 14 ans. Etre à l'école redeviendrait un privilège et une chance de s'en sortir. Pour ceux qui ne "veulent" pas de la scolarité, ce sera la voie de l'apprentissage et un cv fondé sur l'expérience. C'est pas plus stupide que de glandouiller jusqu'à 16 ans à l'école, en pure perte de temps et en nuisant au reste de sa classe.

 

Les juges : puisqu'ils ne s'auto-sanctionnent pas (ils faut voir la légèreté des sanctions qui sont prises par le Conseil de la Magistrature face à certains scandales de ses membres ! Ça laisse sans voix.) il faut sans doute créer les moyens légaux de le faire. Et sans doute faut-il remplacer l'EM par une nomination à la fonction de juge à partir de l'expérience - comme c'est le cas en Angleterre au moins - dixit Monsieur le procureur de Mongolfier.)

 

Quant aux hommes politiques qui gouvernent (je ne parle pas des maires ici mais bien des députés et des gouvernements), il faudrait rapidement mettre en place une idée simple que le MPF défend depuis longtemps : puisque nul n'est irremplaçable, que ne soit plus éligible tout 'politicien' qui a été condamné par la justice française. Politicien n'étant pas un métier (du moins on aimerait qu'il en soit ainsi), cela ne condamne personne à la pauvreté. Simplement, cela nettoie le carreau politique actuel, fait de la place pour de nouvelles personnalités, lesquelles se garderont de tripatouiller dans les caisses de peur de perdre définitivement la chance - car s'en est une - de représenter les Français.

 

(PS : Dans l'affaire de Villiers-le-Bel, il faudrait aussi aborder le problème de l'économie souterraine mais ce sera l'objet d'un prochain post.) 

21.09.2007

Décès d'un soldat français à Kaboul

R.I.P

Un soldat français est décédé tôt ce matin à Kaboul, capitale afgane, lors d'une attaque de son convoi. De nombreux afgans auraient été tué en même temps.

Notre soutien fraternel va à sa famille et à ses camarades de combat.