14.07.2008

Chronique de la violence ordinaire des banlieues

"Deux cents quatre-vingt dix-sept véhicules ont été incendiés en France, ainsi qu'un gymnase dans le Val-d'Oise, et cent vingt et une personnes ont été interpellées sur le territoire national dans la nuit du 13 au 14 juillet, selon un bilan dressé lundi à 08H00 par le ministère de l'Intérieur.

Selon ce bilan, sur les 297 véhicules incendiés, la majorité l'a été en Ile-de-France avec 211 véhicules détruits par les flammes.

Lors de cette nuit du 13 au 14 juillet, au niveau national, 121 personnes ont été interpellées, dont 102 en Ile-de-France, et 72 ont été placées en garde à vue, dont 52 en Ile-de-France.

En 2007, un bilan arrêté plus tôt, à 06H00, par le ministère de l'Intérieur, avait fait état, pour la nuit du 13 au 14 juillet, de 266 véhicules incendiés dont 195 en Ile-de-France, 100 personnes interpellées, dont 89 en Ile-de-France, et 46 placées en garde à vue dont 43 en Ile-de-France.

Dans les Hauts-de-Seine, à Asnières-sur-Seine, un commissaire de police a été blessé par le ricochet d'un tir d'un engin pyrotechnique. Son état de santé n'a pas été précisé.

A Gonesse (Val-d'Oise), un gymnase de 8.000 m2 a été à moitié détruit par un incendie "d'apparence criminelle", avait indiqué dans la nuit une source policière.

Dans l'Essonne, la police a essuyé plusieurs caillassages: entre 23H00 et 01H00 du matin dans le quartier Les Grands Ensembles à Massy, et aussi à Corbeil-Essonnes dans le quartier de Montconseil. A Grigny, les vitres d'un bus ont été brisées par des jets de projectiles et deux personnes ont été légèrement blessées, dont une hospitalisée.

A Massy, la police a fait état d'attroupements "violents" qui se sont soldés par deux interpellations.

Sept feux de véhicules, et 18 feux de conteneurs, "à peine plus qu'un samedi agité", ont été enregistrés dans le département.

En Seine-Saint-Denis, la police a procédé à une trentaine d'interpellations, vingt voitures incendiées ayant été comptabilisées à 02H00 du matin.

Dans les Yvelines, selon les pompiers, il n'y a pas eu d'incidents majeurs: une vingtaine de voitures et de poubelles ont été incendiées, principalement à Mantes-La-Jolie, Les Mureaux, Sartrouville et Elancourt. Les incendies ont eu lieu majoritairement peu avant minuit.

Les pompiers des Yvelines ont envoyé vers minuit trois fourgons à leurs collègues de Paris pour éteindre des feux de véhicules et un fourgon à ceux du Val-d'Oise pour lutter contre un feu de pavillon.

Une bagarre a éclaté à Achères (Yvelines) peu avant 2200 sur la voie publique entre quatre personnes qui se sont intoxiquées avec des bombes lacrymogènes.

Les pompiers n'ont enregistré "aucune agression caractérisée" envers leurs effectifs.

Dans le Val-de-Marne, la police a fait état de divers incidents sans gravité, notant une très légère augmentation de leur nombre par rapport à l'année dernière.

En Seine-et-Marne, 2O véhicules et 19 poubelles ont été incendiés dans la nuit, selon le bilan chiffré communiqué par la Préfecture à midi. Les communes les plus touchées ont été Emerainville et Noisiel où trois personnes ont été interpellées. Plus tôt, en début de matinée, la police avait signalé quelques "affrontements ici et là, mais sans gravité" dans la zone police."
 
D'après une dépêche AFP. 
 
Les prisons étant pleines et le tribunal pour mineur de Bobigny ayant maintes fois démontré son parti-pris laxiste, nul doute que la plupart des interpelés pourront aller rapidement vanter leurs exploits dans leur cité. 

03.12.2007

La citation amusante du jour (enfin, ... amusante)

A propos des émeutes ethniques des banlieues :
 
"La société française a laissé se constituer des poudrières", a dit Claude Dilain, maire socialiste de Clichy-sous-Bois, où avaient débuté les émeutes de 2005. "Rien n'a été fait à l'échelle des problèmes à régler. Le temps des diagnostics et de la compassion est terminé."
 
Encore un socialiste qui oublie comment son parti a laissé se constituer ces poudrières (le PS a gouverné la France 15 des 27 dernières années et gouverne 21 régions sur 22) et veut ensuite en faire porter la responsabilité sur "La Société française". Ceci dit, je le comprend, la responsabilité est telle devant le chaos qu'on sent venir qu'il vaut mieux pour lui dilluer sa propre responsabilité et celle de son parti : à 60 millions, c'est moins lourd à porter. 

27.08.2007

Les errements judicaires

Lu dans Valeurs Actuelles :

"Vous avez lu ou entendu comme moi qu'un autre pédophile récidiviste de la même prison [que Francis Evrard], condamné en 1998 à quatorze ans de réclusion criminelle pour le viol d'une collégienne de 11 ans, n'avait finalement pas été libéré le 25 août comme prévu, les gardiens ayant alerté sur son extrême dangerosité et sur son intention proclamée de repasser à l'acte sitôt en liberté. Fort bien. Mais avez-vous eu connaissance de la sanction précise infligée à ce détenu par la Commission d'application des peines ? Trente jours de réduction de peine supprimés : en clair, cela signifie que ce prisonnier, sauf contre-ordre, sortira fin septembre au lieu de fin août !

Tout va bien, la justice progresse ! 

29.07.2007

Villepin en examen

Jusqu'au bout, Chirac aura utilisé ses 1ers ministres comme des fusibles, priés de faire les frais des turpitudes de leur patron. Après Juppé, c'est Villepin.

Car nul doute que l'un comme l'autre agissaient, sinon sur ordre, au moins de concert avec le boss.

Ah ! Que n'accepte-t-on pour accéder à la gloire et s'approcher de la lumière élyséenne. 

02.07.2007

Le coût de la délinquance

vu sur le blog de Philippe Bilger :

"Un article du Figaro nous apprend qu'à cause des crimes et des délits chaque contribuable doit régler 300 euros par an, leur coût global pour la société s'élevant à 20 milliards d'euros. [...] La délinquance financière n'est pas loin de représenter une charge de 10 milliards d'euros au moins tandis que la lutte contre le vandalisme, notamment contre les tags [...] mobilise des sommes très importantes, en particulier de la part des municipalités [...]."

Reste que pour certains, un criminel est une victime, un tag, de l'art et la fraude sur les impôts, l'exception d'honnêteté que d'aucun s'autorise en faisant sa déclaration. 

23.06.2007

Omar Bongo condamné à Bordeaux

Le président gabonais Omar Bongo a été condamné à Bordeaux à indemniser le fils d'un chef d'entreprise français qui avait payé pour faire libérer son père détenu à Libreville, a-t-on appris vendredi auprès de l'avocat du chef d'entreprise.

Le président Bongo a été condamné à payer près de 460.000 euros, somme versée par le fils de René Cardona.

Selon l'avocat, Me Jean-Philippe Le Bail, le tribunal a demandé dans sa décision rendue jeudi que l'indemnisation soit augmentée "des intérêts depuis 1996", motivant notamment sa décision par "la mauvaise foi" de M. Bongo dans cette affaire.

Selon le quotidien Sud Ouest, René Cardona était associé avec "le chef de l'Etat [gabonais] et sa famille" dans une société d'armement et de pêche lorsqu'il avait été emprisonné courant 1996, à la suite d'un différend.

L'entrepreneur français n'avait été libéré qu'après le versement par son fils de "300 millions de francs CFA (soit 457.347,05 euros) sur le compte personnel du chef de l'Etat gabonais", rapporte le quotidien régional.

Les magistrats ont estimé "que M. Omar El Hadj Bongo Ondiba a reçu sciemment ce qui ne lui était pas dû".

23.02.2007

Non constitutionnel... mais légal

Le 8 février dernier, le Conseil d’Etat a constaté qu’il n’était plus en mesure de vérifier la constitutionnalité des textes émanant de Bruxelles.

Rappel des faits:

Suite à une plainte déposée par des producteurs d’acier, dont Arcelor, la plus haute juridiction administrative française était appelée à se prononcer sur la légalité d'un décret (instituant des quotas d’émissions de gaz à effet de serre).

Or elle a renoncé à sanctionner ce texte réglementaire, pour la raison fondamentale qu’il vise à appliquer, en France, une directive européenne”. Or elle estime néanmoins que les plaignants ont raison de soulever le principe constitutionnel d’égalité et que la directive est inconstitutionnelle !

Dans les faits, cette décision cèle la supériorité des normes européennes sur la Constitution française. Aujourd’hui, l’Union Européenne dispose donc à la fois du régime des lois mais aussi du contrôle de leur mise en application. On peut considéré que depuis le 8 février la France ne dispose plus d’aucune traces de souveraineté juridique.

Selon Paul-Marie Coûteaux, député européen «la campagne présidentielle ne se résume plus qu’à une partie de footballeurs sans ballon. [...] le pouvoir est parti à Bruxelles.»