22.04.2008

L'ouverture à gauche : le bal des faux-culs

Le Figaro nous livre aujourd'hui un article sur les six ministres d'ouverture, lesquels, annoncent qu'ils sont bien "dans leur fauteuil, et heureux de l'être".

"Après des débuts houleux, les six ministres venus de la gauche affichent un sourire qui se veut décomplexé."

Bah, oui, quand on trahit les siens pour un marocain, on ne va quand même pas dire l'inverse non ? 

Quant au porte-parole de l'Elysée, il se gonfle comme un coq : "L'ouverture c'est un vrai succès. Chacun a trouvé sa place, tout en gardant son originalité." Un tel succès que les municipales furent une promenades de santé pour l'UMP, on s'en souvient encore !

Et il ajoute, fanfaron mais un brin péremptoir selon moi, "Pourtant, qui aurait, au départ, misé sur un truc pareil ?"

Pas nous, au MPF, effectivement. D'ailleurs la question qui se pose n'est pas simplement celle du "départ" mais celle de l'arrivée "Qui, à l'arrivée, paiera pour un truc pareil ?" 

03.02.2008

Le mitterandiste Attali au service de l'Atlantiste Sarkozy

Le projet de suppression des départements est absurde

Philippe de Villiers, Président du MPF, s’élève contre le rapport Attali, qui est sorti tout droit du cerveau d’un mondialiste du 7ème arrondissement de Paris.

Jacques Attali, en bon mitterrandiste, veut renforcer les régions, pour renforcer ses amis socialistes.

Le projet de suppression des départements est absurde : aujourd’hui, le département est sans doute le cadre le plus indiscutable en terme de proximité, d’efficacité, et d’humanité.

Supprimer les départements, c’est éloigner la décision, toujours dans le sens de la surconcentration urbaine, et du gigantisme technocratique déshumanisé.

Ce rapport jette le trouble chez beaucoup de nos concitoyens.

Philippe de Villiers en appelle au Président de la République pour faire preuve de sagesse.

19.09.2007

Les chantiers sociaux du Président de la République

Pour le dire en peu de mots, on ne peut que louer l'énergie de Nicolas Sarkozy et le calendrier extrêmement serré qu'il propose pour les grands chantiers sociaux (vous allez voir que la gauche et les syndicats vont parler de "précipitation" !). Ca nous change de super-menteur !

Les syndicats, qui ne représentent plus rien, vont bon gré mal gré se mettre au travail, sous la menace à peine voilée d'ouvrir la boîte de pandore de leur représentativité (Sarko a raison, on pourra toujours faire cela quand les réformes auront été engagées, ah, ah !).

Un regret : que l'enterrement des 35h ne se fasse pas en plus grande pompe. Mais bon, inutile de donner à la gauche des raisons de sortir de sa léthargie : un petit détricotage en catimini aura surement, in fine, plus d'efficacité sur cette interdiction de travailler librement. 

Retraites : je ne suis pas sûr que la fin annoncée des régimes spéciaux signifie pour autant alignement des cotisations et du mode de calcul entre le public et le privé. (Sachant, évidemment, qu'il est impossible de tirer les retraites du privé vers le mode de calcul du public, tout le monde comprend qu'il faudrait descendre les retraites du public vers le mode de calcul du privé. Et c'est périlleux pour le gouvernement et douloureux pour le salarié : calculer les retraites sur les 6 derniers mois d'activité professionnelle ou les 25 dernières années, ça vous fait des écarts du simple au double pour le même salaire. Merci Balladur...)

Contrat de travail : les syndicats vont devoir accepter que le CDI à vie ne peut plus être la règle générale. Changer d'entreprise (volontairement ou non) est désormais la règle. En France, une entreprise ne cherche à embaucher qu'en dernier recours, après avoir épuisé toutes les autres possibilités (CDD, Intérim, stages, sous-traitance, réorganisation interne,...) car embaucher veut dire lourdeur de gestion administrative d'un salarié et mise en danger de l'entreprise à l'heure ou il faudra réduire la voilure.
De son côté, et on l'avait vu avec le CNE, c'est souvent le salarié qui est demandeur d'un mode de départ simplifié. Mais aujourd'hui ça n'existe pas (combien d'entreprises anti-datent avec l'accord de leur salarié toute une procédure de licenciement pour faute. Absurde !)

Il y a longtemps que les syndicats auraient d'ailleurs dû se focaliser sur ces "périodes de transition" qui sont rellement anxiogènes : un syndicat qui vont aide à trouver du travail et affronter un temps de chômage comme un sas entre deux jobs, c'est un syndicat que vous aimez, auquel vous acceptez d'adhérer. Un syndicat comme recyclage de vieilles lunes d'inspiration marxistes et professionnel de la manif EDF-SNCF-LA POSTE-RATP, non merci. 

Ceci étant dit, Sarko mets les formes pour que les syndicats ne perdent pas la face, ce qui est aujourd'hui l'essentiel de toute ces réformes, l'objectif à atteindre étant lui parfaitement connu. Et ça, c'est l'art de la bonne politique.

17.09.2007

le MPF allié loyal mais exigeant du gouvernement

Lu sur Lesechos.fr :
 
Le MPF, «allié loyal» mais «exigeant» du gouvernement

Le Mouvement pour la France de Philippe de Villiers, qui tenait lui aussi son université d'été ce week-end à Lyon, a confirmé son rapprochement avec Nicolas Sarkozy. Il s'est posé comme un « allié loyal du gouvernement quand il engage des réformes qui vont dans le sens de l'intérêt national », mais « exigeant et intransigeant lorsque les promesses ne sont pas tenues ». Il a aussi confirmé sa stratégie d'alliance avec l'UMP pour les municipales de mars 2008 en chargeant Guillaume Peltier, secrétaire général du mouvement, « de diriger les négociations avec l'UMP ».

19.08.2007

Sarkozy : les 100 jours

A la veille du 15 août, alors que les Français étaient loin de la politique et auront l’esprit en vacances, le premier d’entre eux a vu quant à lui s’achever ses 100 premières journées à l’Elysée.

100 jours.

Date fatidique à double tranchant, qui permet de tirer un premier bilan des promesses réalisées, et qui marque l’achèvement de cet « état de grâce » où tout sourit aux nouveaux gouvernants…
Depuis le 6 mai, fidèle à sa mission de vigilance à la droite de la majorité, le MPF a pu au jour le jour se réjouir de premières réformes symboliques et attendues, émettre ailleurs quelques réserves et enfin, mettre en garde le nouveau Président sur des sujets graves afin que les Français ne soient pas trahis.

 

DES PROMESSES TENUES :

Ce qu’il faut saluer, ce sont les promesses déjà tenues, celles d’une droite qui s’assume enfin, celles qu’attendaient les Français et que le MPF avait mises en avant tout au long de la campagne : il y a le non remplacement d’un fonctionnaire sur deux, la mise en place d’un service minimum, les peines planchers pour les délinquants, ou le « paquet fiscal », avec la réforme des droits de succession ou les heures supplémentaires défiscalisées.


DEJA DES RECULS FACE A LA GAUCHE.

A côté de ce premier bilan positif, il y a aussi les premiers signes de recul face à la gauche, malgré les promesses déclamées pendant la campagne.
Le premier signe, c’est bien entendu la prétendue ouverture d’un gouvernement qui oublie totalement la droite et confie à la gauche rien de moins que la politique étrangère et européenne, d’importants rapports sur l’économie ou les institutions, sans oublier des pans entiers de notre politique sociale (à défaut d’être familiale !).

Il y a aussi toutes ces réformes qui n’iront pas jusqu’au bout : la réforme de l’école, qui abroge l’excellent décret Robien et remettra à l’honneur la méthode globale ; la réforme des universités, qui sous la pression des syndicats étudiants – ceux qui avaient déjà poussé Nicolas Sarkozy à proposer l’abandon du CPE - , se voit amputée de mesures essentielles : la sélection ne se fera plus à l’entrée en 4ème année, les syndicats étudiants pèseront plus lourd au sein des Conseils d’administration.
Il y a ces cautions données à la gauche militante, et les associations Ni putes ni soumises, Droit au Logement ou AC le feu qui se sentent comme chez eux dans les Ministères.

 

RELANCE DE LA CONSTITUTION SUR LE DOS DES FRANCAIS.

Mais il y a plus grave. En proposant à ses partenaires européens un « traité simplifié », Nicolas Sarkozy a bel et bien relancé l’Europe. Mais l’Europe sans les peuples, celle de la Constitution, celle des technocrates de Bruxelles, celle en un mot dont les Français ont dit qu’ils ne voulaient pas.
Dans cette Europe là, la plus grande énergie et la plus forte détermination ne peuvent rien. On le voit déjà : la TVA réduite promise aux restaurateurs ne verra le jour que plus tard, comme aux plus belles années Chirac ; le très européen ministre de l’Agriculture Michel Barnier ne peut défendre les vignerons, dont les vignes seront arrachées malgré tout, ni les pécheurs car ses anciens collègues de la Commission préfèrent progressivement « euthanasier » nos travailleurs de la mer…


A quoi bon être Président de tous les Français s’il n’y a plus de Président et s’il n’y a plus de Français ? Les élections européennes de 2009 feront office de référendum et les Français diront s’ils veulent vraiment de cette Europe là et de sa Constitution remaquillée.


Car tout le rôle du MPF est là : se tenir aux côtés de la majorité lorsque les réformes vont dans le bon sens. Mais se tenir vigilant, lorsque la souveraineté est bafouée, avec le mini traité, lorsque la famille est méprisée, avec le projet débattu à la rentrée de contrat d’union civile pour les homosexuels, ou lorsque les institutions de la République sont amputées par ceux-là même qui en sont les garants, comme on peut le craindre avec le projet de réforme constitutionnelle de la commission Balladur-Lang…

28.06.2007

1ère reculade du gouvernement Fillon II

Le gouvernement vient de commettre sa 1ère dérobade dans son projet de réformer l'université. Face à la menace d'une rentrée universitaire houleuse (il faut bien que la gauche refasse surface sur un sujet ou sur un autre...), Sarko - Fillon II recule.

Depuis le CPE, de toutes façons, on savait à quoi s'en tenir concernant la fermeté affichée de Nicolas Sarkozy. C'est Villepin qui doit se marrer en douce actuellement, en spectateur.