21.05.2008

Liberté de culte façon algérienne

Vu sur le site du figaro ce jour : www.figaro.fr

"Interpellée en possession de bibles et d'évangiles, Habiba Kouider est accusée de «pratiquer un culte non musulman, sans autorisation». (...)


Le tribunal correctionnel de Tiaret a abrité, mardi, un procès surréaliste. L'accusée, Habiba Kouider, une chrétienne de 37 ans, est éducatrice dans une crèche. Elle comparaît pour détention de livres religieux, un délit passible de ­prison depuis l'adoption, en février 2006, de la loi qui régle­mente «les cultes non musulmans».

Le 29 mars 2008, alors qu'elle se rendait en bus d'Oran, où elle fréquente l'école biblique, à Tiaret, son lieu de résidence, elle est interceptée par des gendarmes. Dans son sac, ils découvrent les pièces à conviction : des bibles et des évangiles. Ils l'arrêtent et la transfèrent à la police, qui la place en garde à vue. Plusieurs officiers se relaient alors pour un interrogatoire humiliant de la «mécréante».

Le lendemain, elle est présentée au procureur, qui lui propose un curieux marché :
«Tu réintègres l'islam, et je classe le dossier ; si tu persistes dans le péché, tu subiras les foudres de la justice !»
Réservée, presque timide, Habiba Kouider a peur, mais elle refuse de renier sa foi.

(...) Mardi, face au juge qui la presse de questions ironiques, elle répond avec dignité.

«Quelle est ta religion ?» demande le magistrat.
«Je suis chrétienne. Je me suis convertie en 2004 à l'église d'Oran», répond-elle d'une voix presque inaudible.
Avec un sourire méprisant, le juge reprend : «Les curés t'ont fait boire leur eau bénite qui mène au Paradis.»
Elle ne répond pas.

En remarquant la présence de journalistes dans la salle, le juge les interpelle :
«Avez-vous une autorisation pour prendre des notes ?»
Me Khelloudja Khalfoun, qui défend l'inculpée, intervient : «L'audience est publique, les journalistes ont le droit d'être là.» ­
Lorsque les robes noires de Tiaret, sollicitées pour «défendre la chrétienne», se sont défaussées, les dignitaires de l'Église protestante se sont tournés vers cette avocate du barreau de Tizi-Ouzou, rompue aux procès sensibles.

Le juge perd son calme, menace de «prendre des mesures», avant de confisquer les carnets des journalistes !

Le procureur rappelle que «l'islam est religion d'État» avant de requérir trois ans de prison ferme.

Me Khalfoun plaide «la liberté de conscience garantie par la Constitution» et demande la relaxe de sa cliente.

Un résumé de deux visions antago­nistes qui s'affrontent dans la société algérienne. Le verdict sera rendu le 27 mai.

Le même jour, devant le même tribunal, six autres chrétiens comparaîtront pour «distribution de tracts visant à ébranler la foi des musulmans».

Depuis janvier 2008, les procès pour «délit de chrétienté» se sont multipliés dans l'Ouest algérien, notamment à Oran, Mascara et Bel-Abbès. Comme les militants d'opposition de la dictature du parti unique, les néoconvertis sont contraints de vivre leur foi dans la clandestinité.

 
Sans rire, le ministre algérien des Affaires religieuses se veut rassurant :
«La communauté chrétienne jouit de tous les droits ; mais nous luttons contre les sectes !»

 

27.12.2007

Assasinat de Bénazir Bhutto

"Le Parti communiste français exprime sa "consternation et sa condamnation" à la suite de l'attentat qui a coûté la vie à l'ex-Premier ministre pakistanaise Benazir Bhutto." dixit une dépèche AFP reprise par le Figaro.fr
 
1ère remarque : Ah bon , L'élimination physique des adversaires ne fait plus parti du bréviaire communiste ? J'en parlerai au père Popieluszko et à Trotsky.
 
2ème remarque : On va voir si le Figaro est aussi prompt à citer les réactions consternées du FN, du MPF, du MNR. De droite, oui, mais point trop n'en faut.

12.11.2007

Les imams expulsables doivent être expulsés !

On se souvient des Mosquées de Roissy… En avril 2006 lors de la sortie du livre de Philippe de Villiers, les élites parisiennes criaient au mensonge et aux délires.
4 mois plus tard, en plein été, le Parisien dévoilait que ces mosquées avaient été fermées.
Le Ministre de l’Intérieur de l’époque Nicolas Sarkozy, avait profité du calme du mois d’août pour fermer « une trentaine de salles de prière clandestines », lui qui, comme les autres, jurait pourtant qu’aucune Mosquée ne se trouvait sur la plateforme quelques semaines auparavant…
La presse ne s’en était que discrètement fait l’écho…

Il y a maintenant les imams expulsables mais non expulsés !

Le Figaro (02-11) a en effet révélé, il y a quelques jours, que 17 imams « sous le coup d'un arrêté ministériel d'expulsion pour des prêches radicaux ou des comportements susceptibles d'attenter à la sécurité nationale » étaient toujours présents le territoire français !
Venant d’Algérie, de Tunisie, du Maroc, de Turquie ou du Pakistan, et malgré cet arrêté pesant sur eux, ils se déplacent, aujourd’hui comme hier, librement sur le territoire national. Le Ministère de l’Intérieur se contente de les juger « en sursis »…

Expulsable, non expulsé… Ce sera, peut-être, le cas de l’imam de la future grande Mosquée de Créteil, dont les rapports de police précisent qu’il est « connu pour son engagement au profit de l'idéologie salafiste », et aurait prononcé, depuis son arrivée en France en 1999, toute une série de prêches « soutenant les moudjahiddins» et qui est convoqué prochainement devant la commission d'expulsion (Comex) du Val-de-Marne.

Ministre de l’Intérieur, Nicolas Sarkozy expliquait : «Je ne vois pas ce que la République aurait à gagner à continuer à recevoir des imams qui ne parlent pas un mot de français et qui défendent un islam incompatible avec nos valeurs.» (Libération 21 février 2003).

Ce temps là paraît bien loin… Car dorénavant la place Beauvau explique qu’il est « préférable de maintenir sur le territoire » les imams expulsables; On ferait ainsi « moins de vagues » selon les termes mêmes du Ministère de l’Intérieur qui explique, au Figaro, que les cas sont gérés « en opportunité ». Et peut-être aussi en fonction des soutiens dont bénéficient ces imams « sensibles »…

Le futur imam de la Mosquée de Créteil est en effet soutenu par la Mosquée de Paris, mais aussi l’UOIF, dont le Président Lhaj Thami Brèze se réclame de contacts allant jusqu'à l'Élysée…
Et le Figaro de préciser : « Sous le couvert de l'anonymat, un spécialiste du dossier s'insurge : « L'UOIF a l'oreille des autorités, qui comptent sur elle pour contenir les radicaux. Ils ont fait le pari que ce mouvement - certes d'ultras proches des Frères musulmans, mais très rigide dans son fonctionnement - est suivi par les jeunes et en particulier les jeunes Français convertis. Or ce n'est pas vraiment le cas... »

Les propositions développées lors de l’élection présidentielle par Philippe de Villiers (moratoire sur la construction de mosquées, charte républicaine, interdiction du salafisme sur le territoire national, et expulsion des imams qui prêchent la haine) sont plus que jamais d’actualité…

11.09.2007

11 sept 2001

In Memoriam.

R.I.P

27.06.2007

Lettre de Monseigneur Ricard, concernant la situation des chrétiens en Irak

Lettre de monseigneur Ricard, archevêque de Bordeaux et président de la Conférence des évêques de France :

"Les nouvelles qui nous parviennent d’Irak, jour après jour, manifestent l’extension de la violence armée avec son cortège de meurtres, de souffrances, de drames humains.

Toute la population est ainsi victime de cette situation dramatique, mais celle des chrétiens l’est tout particulièrement.Les enlèvements, les attentats, les meurtres de chrétiens se succèdent. On estime qu’en deux ans la moitié des chrétiens a du quitter le pays pour se réfugier dans les pays voisins.

Face à cette situation si désespérante, les patriarches et les évêques d’Irak ont voulu réaffirmer que les chrétiens sont chez eux dans leur pays et qu’ils ont le droit d’y demeurer. La perspective de constituer une sorte de « ghetto » chrétien en Irak est, bien sûr, inacceptable.

Le Pape Benoît XVI, dans son discours pour le 90e anniversaire de la Congrégation pour les Églises orientales, a appelé de ses vœux que « toutes les Églises puissent confesser la foi chrétienne en toute liberté, que soit concédé aux fils et aux filles de l’Eglise de vivre dans la tranquillité personnelle et sociale ; que soient garantis la dignité, le respect et l’avenir aux personnes et aux groupes, sans préjudice de leurs droits de croyants et de citoyens ».

Les catholiques de France se sentent particulièrement concernés par la situation de leurs frères irakiens, membres du même corps du Christ.

Nous assurons Sa Béatitude Emmanuel III Delly, patriarche de Babylone des Chaldéens, de notre profonde solidarité dans l’épreuve. Nous exhortons la communauté des nations et les gouvernements responsables à agir avec détermination pour arrêter la violence et assurer la paix civile en Irak. Nous implorons le Dieu de Paix et de Justice pour que la conscience de chacun soit interpellée, pour que des actions courageuses soient entreprises par les responsables politiques et religieux et que la force de l’amour du Christ puisse toujours habiter le cœur de ses fidèles".

11.04.2007

Grande Mosquée de Marseille

Philippe de Villiers se réjouit des conclusions du commissaire du gouvernement dans l’affaire de la grande mosquée de Marseille.
Il s’agit d’une première victoire puisque le commissaire fait valoir que le conseil municipal n’avait pas été suffisamment averti ni informé avant de délibérer, et que l’attribution par Jean-Claude Gaudin et la mairie de Marseille d’un terrain de 8000 mètres carrés pour un prix de 300 euros annuels était en fait une subvention déguisée d’une collectivité locale à un culte.
 
Philippe de Villiers demande que toute autorisation de construction de mosquée soit soumise en amont à la signature d’une Charte républicaine entre les imams et les autorités de la République.
Cette Charte comprendrait les points suivants :
  1. reconnaissance de l’égalité homme/femme,
  2. interdiction du financement étranger,
  3. interdiction de la polygamie,
  4. reconnaissance de la laïcité.