16.07.2009

Travail dominical : déclaration des députés MPF et d'un (courageux) député UMP

Le travail dominical a été voté par une majorité de députés (principalement UMP).

Les deux députés MPF, à avoir Véronique Besse et Dominique Souchet, ainsi que le député UMP Christian Vanneste (Mais que fait-il à l'UMP, plus ça va, moins je comprends. NDLR) signenet le communiqué ci-dessous.

Prenez-en bonne note et mémorisez bien leurs arguments : car vous verrez qu'ils avaient raison lorsque dans 4 ou 5 ans on pourra juger des fruits de cette loi.

"Il y a des combats symboliques. Aux yeux des pragmatiques, ils sont comme les gestes du même nom, vains, inutiles parce que gratuits. Ce sont cependant les plus importants car ils se réfèrent aux valeurs et au sens.

Ainsi en est-il du travail du dimanche. En apparence, il s’agit de légaliser une pratique de fait dans certaines zones et pour certains types d’activité commerciale. En réalité, il s’agit d’une illusoire avancée économique qui masque mal un recul social et spirituel.

L’ouverture des magasins le dimanche ne créera aucune richesse supplémentaire. Elle n’augmentera pas un pouvoir d’achat qui s’étalera simplement sur un jour de plus au bénéfice de grandes surfaces spécialisées, fortement importatrices, et au détriment des commerçants indépendants, incapables par manque de personnel d’assurer une activité continue. Faut-il rappeler que ces entreprises emploient trois fois plus de personnel pour le même chiffre d’affaires que les grandes surfaces. Chez ces dernières, les généralistes ne montrent d’ailleurs aucun engouement pour cette mesure.

Sur le plan social, en revanche, le recul est évident. La liberté de choix des salariés sera un leurre. La vie familiale des employés du dimanche sera gravement compromise. Leur participation à la vie associative sera également perturbée. L’équilibre par les loisirs sportifs ou culturels sera pour eux hors d’atteinte. À une augmentation de salaire légitime correspondra une perte d’emplois dans les commerces incapables d’ouvrir le dimanche, une diminution de la participation à la vie sociale en dehors de la consommation de masse.

C’est là l’essentiel. La sourde complicité du libéralisme économique et du marxisme revêt de multiples visages.

  • Celui du réductionnisme qui rétrécit l’homme jusqu’à n’être qu’un producteur-consommateur.
  • Celui du relativisme qui tend à niveler toutes les distinctions essentielles à la vie humaine. Non ! Tout ne se vaut pas.
    Il est bon qu’il y ait des jours à part, où on n’accomplit pas les besognes quotidiennes. La différence entre le profane et le sacré est certes identifiée à la religion, mais c’est dans la mesure où comme l’a montré Durkheim celle-ci est inséparable de la condition sociale de l’homme.
  • Celui du matérialisme enfin pour lequel les valeurs et les institutions qui les incarnent ne sont rien auprès de l’individu et de ses besoins.

Les vrais libéraux, ceux qui s’inspirent de Constant et de Tocqueville savent que la liberté politique est plus importante que la liberté économique, comme la fin l’emporte nécessairement sur les moyens. Or, cette liberté n’existe que si la famille, les associations préservent leur autonomie entre l’État et le Marché car c’est dans cet espace qu’il peut y avoir du temps pour l’esprit et pour la personne. Sachons préserver cet espace et ce temps."

Véronique Besse

Dominique Souchet

Christian Vanneste

Députés de la Nation

Le Vélib : symbole bobo fabriqué par des p'tites mains à 2 € / l'heure en Europe !

Les Vélib, symbole s'il en est d'un mode de vie "responsable" et "écologique", est un résum à lui seul des aberrations et excès actuels du dogme de la "concurrence libre et non faussée".

Le vélib est fabriqué en Hongrie, dans une ville choisie pour sa faible protection sociale.
Les salariés gagnent deux euros de l'heure.
C'est 60% de moins que le salaire moyen hongrois.

N'y a-t-il pas un problème flagrant à vouloir d'un côté mettre en place un système de transport qui se veut précurseur et avant-gardiste en matière de civilisation et à l'asseoir sur une réalité économique précisément inverse ?

Un vétritable comportement "durable" n'aurait-il pas exigé que ces vélos soient fabriqués dans une usine pionnière également en matière d'écologie et d'acquis sociaux ? Que les salariés soient payés au moins 10% de plus qu'ailleurs dans ce pays. Ainsi un Vélib serait-il un beau symbole ici et là-bas.

Mais non, seules les apparences comptes.

Le "développement durable" ne vaut que s'il est au service des hommes. Dans le cas présent, ce n'est pas le cas.

S'il donne bonne conscience à quelques élus et électeurs parisiens, le Vélib est en fait un outil de régression sociale

02.07.2009

Travail dominical : faites le siège de votre député

ATTENTION : LE PROJET DE L'UMP CONCERNANT LE TRAVAIL DOMINICAL REPART !!!

FAITES SAVOIR VOTRE OPPOSITION A VOTRE DEPUTE.

La session parlementaire qui doit mettre en place le projet UMP de travail dominical commence la semaine prochaine, pendant les Grandes vacances, histoire de réduire les oppositions.

Hier, le président de la République, Nicolas Sarkozy, a annoncé que l'ensemble de Paris pourrait être concerné par l'assouplissement des règles du travail le dimanche.

Les 6.000 communes du littoral risquent d'être "éligibles" aux dérogations (puisqu'il s'agit officiellement d'un régime dérogatoire).

Rappelons à nos députés :

  1. qu'il n'y a pas que la consommation dans la vie,
  2. que la vie familiale est le pilier le plus solide de la société et qu'il serait très grave d'y porter atteinte.

A vos stylos !

27.04.2009

Travail le dimanche : l'UMP remet ça

Le gouvernement remet sur la table le travail dominical. Vous aviez cru que l'affaire était classée ? Pas du tout.

Qu'est-ce qu'ils nous gonflent à l'UMP à ne voire la société qu'à travers le prisme de la consommation. Il faut bien dire que les valeurs, dans ce parti, c'est bizness, pouvoir et patrimoine personnel, et après ça, le déluge !

C'est d'ailleurs étrange que certains députés de valeur soient toujours dans ce parti à l'idéologie fourre-tout et aux convictions girouettesques : l'UMP les acceptent, hésitant entre un classement dans la catégorie "fossile gaulliste un peu encombrant" et les outils pratiques de campagne, façon "faire-valoir électoral".

Il faut dire que sans l'étiquette "UMP", beaucoup disparaient dans l'anonymat.

29.01.2009

Aujourd'hui, grêve de nantis

Aujourd'hui, nous allons marcher sur la tête (et marcher tout court pour les urbains des grandes villes privées de... service public).

En effet nous allons voir défiler tous ceux qui ne sont pas touchés par la crise, voire même qui vont en profiter. Ben oui, baisse des prix, baisse des taux, baisse du prix de l'immobilier,...

J'ai cité les fonctionnaires dont l'entreprise n'est nullement menacée par la crise.

Il vont gueuler pour la défense du service public, contre le paquet fiscal (si, si, ils vont le ressortir, c'est sûr, même si ça date !), contre la perte de pouvoir d'achat, contre les licenciements, et patin-couffin. Enfin bref, la ritournelle normale. Demain soir, ne regardez pas le 20h, allez plutôt fouiller dans les archives de l'INA : les vidéo des manif y sont déjà.

Et puis ça va permettre aux syndicats de compter leurs ouailles, un peu comme une mère poule ou monsieur le curé après la communion en nettoyant son calice.

C'est important pour les syndicats de compter leurs ouailles : ça fixe les règles de négociation avec le gouvernement.

A 100.000 manifestants, tu peux faire le coq. En dessous, c'est mort pour ce mouvement social. Au dessus de 300.000, tu peux tenter de reprogrammer une seconde manif' dans la foulée, histoire de garder la main. Comme au poker en fait.
Et si en plus tu as plus de 2000 lycéens d'Ile-de-france sur les rangs, là tu peux faire banco : tu as 3 mois de manif pour faire mumuse avec la France et obtenir de magnifiques concessions dans les prochaines négo salariales.
Entre temps, tu lances un appel à un "Grenelle de n'importe quoi". Ça plaît aux journalistes, ça fait mec qui a de l'expérience et qui n'a pas peur d'assumer ses responsabilités devant la France. Roulement de tambour. C'est beau, j'en chialerai presque.

Pendant ce temps là, ceux qui sont vraiment menacés par la crise, ceux-à vont devoir redoubler d'effort. Tous ceux pour qui il faut trouver coûte que coûte un financement avant le 31 janvier pour payer les salaires. Ou décrocher une commande qui évitera la faillite. Ou se lever encore plus tôt pour aller ouvrir le magasin, ou faire 50 bornes de plus pour faire un chantier qui va compenser en partie ceux qu'on a perdu.

Allez, les nantis, défilez. Nous, on ne vous regarde plus depuis longtemps.

(PS : Ami fonctionnaire qui ne manifeste pas, que nous nous comprenions bien. Je ne tape pas du tout contre les fonctionnaires ou la fonction publique. Je tape contre les professionnels de la manif', les rois de la pétition syndicale, les princes de la récrimination perpétuelle. Tu les connais mieux que moi puisque tu les supportes tous les jours au travail. Sauf quand il manifestent ! Profite-en bien demain.)

03.12.2008

Travail dominical : les 2 députés de la Gironde sont aux abonnés absents

Une trentaine députés UMP se sont retrouvés hier pour affirmer de nouveau haut et fort leur opposition au travail dominical.

Ni Chantal Bourragué ni Jean-Paul Garraud, les deux députés UMP de la Gironde, n'en faisaient partie (sauf erreur de notre part) : c'est à la fois une surprise et une déception.

travail le dimanche : manif au centre commercial de Mérignac

La CFDT a organisé une manif hier contre le travail dominical. Problème, ils se sont trompés de cible. Au lieu d'aller beugler devant les permanences électorales des députés et sénateurs UMP de la Gironde, ils l'ont fait dans une galerie marchande. En plus ils n'étaient que 60.

Bref, pas hyper convainquant.

26.11.2008

Les syndicats promettent la grève

Nos sympathiques syndicats, vous savez, ceux qui ne représentent plus personne mais ont la 'présomption irréfragable de représentativité du fait de leur participation à la Résistance", hein, vous savez, CFDT, CGT, FO, CFTC, CGC (et quelques autres syndicats de l'Education Nationale, normal aussi) ont décidé ensemble (et ça, il paraît déjà que c'est bien de leur part, alors on est prié de les applaudir. Clap, clap, clap,...) « le principe d'une mobilisation massive des salariés au début de l'année 2009 », notamment pour l'emploi, le pouvoir d'achat et « les conditions d'une relance économique ».

Ben oui, on est tous d'accord pour distribuer du pouvoir d'achat et faire de la relance économique.

Simplement messieurs, relisez La Fontaine : pour ne pas se retrouver fort dépourvu quand survient la bise, il eu fallut être fourmi quand c'était encore possible. Malheureusement, vous avez incité les dirigeants politiques à être cigale et à ne surtout pas anticiper. Alors aujourd'hui, la France est comme la cigale : à poil ! Et par les temsp qui courre, les réserves vont nous manquer cruellement.

Allez, c'est pas grave, vous ferez une manif et vous irez ponctionner un peu plus les fournis prévoyantes, n'est-ce pas ?

Le temps des fables est révolu.

29.08.2008

RSA une bonne idée, un gros défaut

Le RSA, revenu de solidarité active : sûrement une bonne idée.

Il sera financé par un nouvel impôt : ça, c'est la boulette.

Trop d'impôt tue l'impôt, même les petits impôts. Quand aura-t-on des gouvernements qui gèrent MIEUX leurs ressources plutôt que d'augmenter encore et toujours les prélèvements.

Sarko nous dit "qui peut être contre la solidarité ? " Evidemment, personne.

Seulement voilà, il faudrait aussi poser la question suivante "qui peut gérer mieux son pognon pour financer ses projets ?" Evidemment, pas Sarko.

21.09.2007

Elaboration d’un plan anti-glandouille dans les services publics.

Guillaume Peltier annonce l’élaboration d’un plan anti-glandouille dans les services publics et appelle à la création d’un collectif national intitulé « Nos vies valent mieux que leurs acquis » pour lutter contre la grève annoncée par les syndicats.
 
Nous invitons les associations d’usagers, les partis politiques et tous les mouvements opposés aux prises d’otages des usagers des services publics à se réunir pour imaginer ensemble les ripostes à des mouvements de grèves abusifs : manifestations communes, pétitions, soutiens aux non-grévistes.

Les Français sont très majoritairement favorables à l’abolition des régimes spéciaux. La majorité silencieuse doit se mobiliser, il est inadmissible qu’une minorité de blocage qui s’accroche à des privilèges d’un autre temps, envisage de prendre les usagers en otages pour protester contre une réforme voulue par les Français.

La grève est un droit, mais il est temps que le droit de travailler et de circuler librement soit réaffirmé et défendu avec vigueur et convictions.

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