29.05.2008
Salaire de patron / salaire de parlementaire
Lors d'une intervention à la radio (ce matin) la ministre de l'Economie, Christine Lagarde, a jugé "scandaleux" que les augmentations des rémunérations des grands patrons soient déconnectés des résultats de leurs entreprises, insistant sur "un principe d'équité" (? sic), ajoutant : "Ce qui me choque, c'est que ce soit de manière tout à fait générale et indépendamment des résultats de telle ou telle société."
C'est vrai, c'est choquant. Mais à son habitude comme à celle de ses confrères et consoeurs ministres ou parlementaires (je pense très précisément à l'Assemblée Nationale, au Sénat et au Parlement Européen, pour ne pas les citer), elle oublie bien vite que ce même reproche sied parfaitement à leur condition d'élus.
Si l'on avait dû rémunérer les ministres de ces 30 dernières années à leur résultat, certains seraient RMIstes : nos brillants ministres de l'économie et des finances pour leur excellente gestion des déficites publics, ceux de l'Education Nationale pour le taux d'alphabétisation qui monte d'année en année et le respect du corps enseignant qu'ils ont su créer, nos ministres de l'Intérieur pour la baisse sensible de la violence et particulièrement celle des banlieues, etc, etc. Je ne continue pas, ce serait à la fois très long et très pénible.
Oui Madame Lagarde a divisé son salaire par 10 en devenant ministre. Oui je connais une ancienne ministre de la Santé qui m'avoue son bonheur de n'avoir plus la pression et les charges écrasantes de son ancienne fonction maintenant qu'elle travaille pour un laboratoire privé qui la rémunère bien mieux. C'est vrai, cela existe des ministres qui servent plus qu'ils ne se servent. Mais nos gouvernements ne sont quand même pas des chorales paroissiales et nombreux sont ceux qui se 'paient' sur la bête en toute impunitéet dont l'incurie n'a d'équivalent dans leur grandeur que leur émoluements et avantagesde fonction.
Votre courroux Madame la Ministre aura bien plus de poids si nos ministres et parlementaires étaient rémunérés en fonction d'objectifs atteints ou non, objectifs qui pourraient être par exemple suggérés par le 1er ministre en début de gouvernement et validé année après année par la Cours des Comptes.
Voilà une idée audacieuse à mettre en place pour une saine gestion. Je doute que d'aucun au gouvernement ou à l'Assemblée Nationale ne s'empresse de la reprendre.
10:01 Publié dans Politiquement incorrect | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : cours des comptes, christine lagarde, patrons, rémunération, sénat, assemblée nationale, mpf
26.03.2008
Nouvel Obs : le journalisme style sms
Claude Perdriel, pédégé du Nouvel Obs juge que les propos de Carla Bruni-Sarkozy font "partie d'une campagne de déstabilisation du Nouvel Observateur, journal libre et de gauche".
Et non, mon gars, c'est juste une saine réaction face aux médias quand ils deviennent des torchons colomniateurs. Un peu de vrai journalisme et Carla ne vous critiquera plus, c'est aussi simple que ça.
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05.03.2008
CGT, syndicat facho
Jeudi 12 mars, direction et salariés de la SNCF doivent se retrouver pour discuter/négocier. Bref, rien d'autre que la plus grande banalité de la vie d'une entreprise : les représentants des salariés discutent avec les représentants de la direction.
Banal, mais pas à la CGT. La CGT elle, ne discute pas, elle lutte. Les rapports entre les salariés et le patronat sont des rapports de force. Du "winner / loser" ou rien. Selon la CGT, la direction (pardon, le patronat) défend l'entreprise contre les salariés, forcément.
Pour la GCT, défendre l'entreprise et les salairés, c'est impossible (du moins dans leur schéma idéologique périmé à base de lutte des classes.)
Alors la CGT s'attaque à l'entreprise, via ses clients : elle fera grève ce jour là.
La CGT, c'est du "perdant / perdant" tout le temps. Le CGT a une mentalité de perdant. Pas étonnant que ce syndicat ne recueille l'adhésion que d'à peine plus d'1% des salariés français...
[Ce coup de gueule n'est pas la position officielle du MPF mais simplement du webmestre du MPF 33 qui devait prendre le train le jeudi 12 mars.]
09:21 Publié dans Politiquement incorrect | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : coup de gueule, cgt, sncf, bordeaux, mpf 33, gironde, ump 33
04.01.2008
PRIX 2007 DE LA CARPETTE ANGLAISE
L'académie de la Carpette anglaise, composée de personnalités du monde syndical, littéraire et associatif, a décerné son prix 2007 à MADAME CHRISTINE LAGARDE, Ministre de l'Economie et des Finances.
Ce prix distingue chaque année une personnalité pour ses efforts (!) pour imposer l'anglais en France. Elle méritait bien cela : lMadame le ministre correspond avec ses services (c'est à dire, pour être parfaitement explicite, les fonctionnaires français d'une administration française) en ... anglais.
Elle ferait mieux de parler en arabe, ça au moins ça participerait à la discrimination positive.
15:15 Publié dans Politiquement incorrect | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Christine Lagarde, Ministre, Economie, Finances, Carpette anglaise, Académie, MPF 33
07.11.2007
Journalistiquement correct : démonstration par Alain Sanders
(D'après Le Salon Beige) - Désinformation dans le Parisien
C'est Alain Sanders qui décrypte l'article :
La balle va très légèrement effleurer la joue [Et non le doigt comme l‘écrit Le Parisien] du voyou (déjà connu des services de police). Il sera pansé à l’hôpital de Quincy-sous-Sénart. Plus sévèrement blessé, le policier s’est vu prescrire trois semaines d’arrêt de travail. Le titre exact du quotidien aurait donc dû être : «Un jeune [on leur fait grâce des guillemets] tente d‘écraser un policier en essayant de s‘échapper.» Mais pour le quotidien, ce qui est important, c’est que «le policier devra s’expliquer sur ce coup de feu» !
Précisons, pour que notre histoire soit complète, que les trois «jeunes», tous mineurs, ne possédaient pas le permis de conduire. Et que la Ford Fiesta dans laquelle ils faisaient les cadors de banlieue est un véhicule volé."
14:17 Publié dans Politiquement incorrect | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Le Salon Beige, MPF, MPF 33, MPF Gironde, Police, délinquance
27.09.2007
REGIMES SPECIAUX : ET LES PARLEMENTAIRES ?
Pour continuer de voter UMP ou PS :
Lu sur www.reponseatout.com
"(...) Enfin, il ne faut pas oublier que beaucoup de nos élus sont issus de la fonction publique (environ 40 % de l’Assemblée nationale) et profitent d’un avantage unique : ils peuvent cumuler les différents régimes de retraite.
C’est le cas de Laurent Fabius, retraité depuis 1996 du Conseil d’Etat, ou de Philippe Séguin, le président de la Cour des comptes, qui touche en plus de son salaire une retraite de député.
Mais l’exemple le plus célèbre est celui de Jacques Chirac, qui touche à la fois des retraites de président de la République, de député, de conseiller général, de magistrat de la Cour des comptes, soit un total mensuel d’environ 19 000 euros, auxquels on peut ajouter son indemnité de membre de droit du Conseil constitutionnel de 12 000 euros par mois. Soit un total d’environ 31 000 euros par mois !
Mais le risque que les régimes spéciaux des parlementaires soient touchées est minime si on en croit le questeur de UMP du Sénat Jean Faure : "Nous avons faite ce qu’il fallait. L’âge de la retraite est de 60 ans, et nous cotisons quarante ans. On ne peut rien nous demander de plus". On ne peut être plus clair..."
Localement, nous n'oublierons pas Alain Juppé qui émarge également doublement. Quand vous et moi sommes (presque) tous entre 1000 et 3000 € / mois, nous élisons et réélisons, élection après élection, des gens qui s'enrichissent à nos dépends.
10:55 Publié dans Politiquement incorrect | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : retraites, salaires, parlementaires, P2C, MPF, MPF 33, MPF Gironde
25.09.2007
LA HALDE, BIG BROTHER INTOUCHABLE
Pas de recours possible contre les suggestions ou recommandations de la Halde.
"Si ce n'est déjà fait, la Haute Autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité (Halde) ne va pas tarder à devenir le cauchemar des entreprises. La Halde, en effet, est surtout connue pour sa façon de traquer les refus d'embauche discriminatoire ou encore pour ses tests opérés à l'entrée des boîtes de nuit, mais son champ d'intervention va bien au-delà. Il s'étend à toutes les actions discriminatoires que peut commettre une personne physique ou morale. Tout naturellement, les employeurs sont sa première cible.
Selon les termes de la loi qui l'a créée (L. n° 2004-1486 du 30 décembre 2004), la Halde est « une autorité administrative indépendante ». Toute personne qui s'estime victime d'une discrimination contraire soit à la loi française, soit à un texte international auquel la France a adhéré (traité, charte...), peut la saisir. Celle-ci commence alors par recueillir des informations et lorsqu'elle estime être en présence d'une pratique discriminatoire, elle peut engager deux types d'action, soit sur le registre de la répression, soit sur celui de la régulation. C'est ce dernier qui nous intéresse aujourd'hui.
La régulation vise les actions à l'amiable destinées à rectifier les dérives de contrevenants qui ne sont pas obligatoirement de mauvaise foi. Dans cet esprit, la Halde peut faire des recommandations ou imposer une médiation.
Sous des dehors débonnaires, ces actions régulatrices sont très dissuasives : lorsqu'une personne, une entreprise, une association fait l'objet d'une recommandation de la Halde, elle doit rendre compte des suites qu'elle y donne dans un délai fixé par la Haute Autorité elle-même et celle-ci, quand elle le juge nécessaire, peut rendre sa recommandation publique en la publiant au « Journal officiel ». On imagine aisément qu'aucune entreprise n'a envie de voir son nom associé publiquement à une discrimination reconnue par la Halde.
Témoin à charge
Mais la recommandation n'est pas une arme satisfaisante quand la Halde intervient alors que la victime est déjà en procès contre son employeur. Elle peut alors intervenir comme témoin à charge.
Du point de vue patronal, la Halde dispose d'une forte capacité de nuire et la mauvaise nouvelle pour les employeurs, comme pour les salariés dont le dossier est refusé, c'est que cet organisme est hors de portée des contestations, on vient de l'apprendre par trois arrêts datés du 13 juillet 2007.
Premier cas, celui d'une maison d'édition accusée par une de ses salariées de « harcèlement moral à connotation raciste ». Ayant instruit l'affaire, la Halde se range aux côtés de la salariée et recommande à l'employeur plusieurs mesures : formation du personnel d'encadrement et du département ressources humaines sur le harcèlement moral et le droit du travail, mise en place d'une procédure d'alerte favorisant l'expression des salariés et le règlement amiable des conflits. Elle envoie par ailleurs un courrier à la salariée, l'informant qu'elle peut saisir les prud'hommes auquel cas elle se fera un plaisir, sur invitation de l'intéressée, de venir présenter ses observations.
Le deuxième cas est celui d'une SARL en procès avec une ancienne salariée. La Halde a incité cette dernière à la faire venir à la barre pour présenter ses observations, ce que l'employeur regarde comme un excès de pouvoir.
Dernier cas, enfin : c'est une salariée, ce coup-ci, qui se plaint. Elle a saisi la Halde d'une réclamation et celle-ci a refusé de se saisir du dossier.
Puisque la Halde est une autorité administrative, la procédure pour contester ses décisions consiste à présenter au Conseil d'Etat une requête tendant à l'annulation, pour excès de pouvoir, de la mesure prise. Le Conseil d'Etat rejette les trois requêtes : une recommandation, tant qu'elle n'est pas rendue publique, ne constitue pas une « décision administrative » susceptible d'être attaquée pour excès de pouvoir. Il en va de même quand il s'agit de suggérer à un salarié qu'il pourrait inviter la Halde à venir faire part de ses observations aux prud'hommes. Il en va de même encore quand, après enquête, la Halde refuse de donner suite à une demande.
La Halde se voit ainsi investie de pouvoirs d'une formidable efficacité : quel conseil de prud'hommes refusera de la suivre si elle vient appuyer le dossier d'un salarié ? Le danger d'une appréciation erronée de la situation est bien évidemment possible et il n'y a aucun moyen de s'en protéger."
Remarques Webemestre MPF Gironde :
- Chirac a vraiment miné en profondeur le terrain économique derrière lui avec son principe de précaution et sa Halde ! Les procès commencent tout juste mais les français ne sont pas près d'avoir fini d'en subir les conséquences.
- Pour répondre au journaliste à sa remarque (surlignée en rouge), je le confirme, les entreprises se méfient : entre autre, elles ne répondent plus, ou beaucoup moins, aux CV qui leurs sont envoyées. Les candidats qui envoient leurs demandent en font les frais.
14:30 Publié dans Politiquement incorrect | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Halde, big Brother, prud'hommes, justice, discrimination, recrutement, MPF33

