11.07.2008

Echange Villiers / Sarkozy au Parlement européen de Strasbourg

Intervention de Philippe de Villiers, Parlement européen, 10 juillet 2008

Monsieur le Président de la République,

Les peuples européens ont à supporter hélas, dans leur vie quotidienne, les effets désastreux des politiques menées par les autorités européennes de Bruxelles et de Francfort : Ils constatent, chaque jour davantage que tous leurs pouvoirs leur échappent, que leurs libertés sont confisquées : pouvoir d'achat, euro cher, OGM, Fiscalité, Pêche, Absence de protection commerciale,

Tout leur échappe. Tout vous échappe, Monsieur le Président. Vous le dites vous-même, et pour le regretter. Alors il est grand temps d'agir et de mettre en conformité le langage et les actes.

Vous déplorez l'absence de préférence communautaire. Mais peut on rappeler ici qu'elle a été supprimée par le traité de Marrakech, que vous avez approuvé, et qu'elle ne figure pas dans le traité de Lisbonne, que vous avez rédigé ?

Vous déplorez l'irresponsabilité de la Banque Centrale. Mais peut-on rappeler ici qu'elle a été organisée, solennisée par le traité de Maastricht ?

Vous regrettez d'avoir à obtenir l'accord de Bruxelles pour une baisse sur la fiscalité pétrolière. Mais ce n'est là que la conséquence des Traités de Nice et d'Amsterdam que vous avez ratifiés par la voie parlementaire. Bref, vous avez à vous plaindre aujourd'hui et tous les jours, des effets de ce que vous encouragez tous les jours : la dépossession des pouvoirs de l'Etat au profit d'enceintes post démocratiques composées de fonctionnaires, de banquiers, et de juges.

Votre présidence de l'Union européenne est une occasion historique de remettre l'Europe d'aplomb : Une Europe enracinée dans la liberté des nations et respectueuse de la démocratie.

C'est pourquoi nous vous demandons de respecter le vote du peuple Irlandais et de proclamer : "le traité de Lisbonne est mort".

Il faut repartir sur des bases nouvelles en traitant vraiment les trois questions de fond :

- la question du périmètre de l'Europe sans la Turquie.

- la question de l'architecture, avec non plus des Commissaires-Gouvernants mais des Commissaires-Secrétaires,

- la question du sens, du projet : Une Europe non plus de l'intégration mais de la coopération.

Ce n'est pas aux peuples européens de se réconcilier avec Bruxelles. C'est à Bruxelles de se réconcilier avec les peuples.

 

Réponse du Président du Conseil de l'Union Européenne à l'intervention de Philippe de Villiers


Monsieur le Président de Villiers, je voudrais vous dire que j'entends d'autant plus votre discours que vous êtes incontestablement l'expression d'une sensibilité importante dans mon pays, dans notre pays, mais en Europe aussi.

Et je vais même vous dire mieux, Monsieur le Président de Villiers.

Moi, je ne prends pas le discours qui est le vôtre comme un discours contre l'Europe mais comme un appel à construire l'Europe différemment.

Je ne veux pas opposer, Monsieur le Président de Villiers, les partisans du "oui" aux partisans du "non".

Je veux simplement essayer d'intégrer tout le monde dans une Europe différente, qui rassemblerait autour de la démocratie, de la paix et de la croissance.

J'ai bien noté vos préventions, je les connais, j'essaierai d'y répondre, non pas dans les discours, mais dans les faits.

 

 Attendons les actes mais... le doute est énorme.

03.07.2008

L'Europe vraiment de tout et n'importe quoi !

L'Europe (ici, le Conseil de L'Europe) se penche sur ... les fessées !

Avec sa campagne «Levez la main contre la fessée !», l'institution européenne vise une réforme de la législation dans tous les pays membres du Conseil. Dix-huit d'entre eux (sur quarante-sept) ont d'ores et déjà choisi d'interdire tout châtiment physique, à l'école comme au sein même de la famille.

Cette campagne est nominée pour les "Victoires de la bétise" ! 

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01.07.2008

La Turquie dans l'Europe ? Pas encore mais elle nous fait déjà les poches !

Le chiffre du jour : 3.700.000.000 euros

La Turquie a déjà reçu 3,7 milliards d'euros de la part de l'UE pour financer (les réformes nécessaires à) son adhésion.

A ce prix là, mieux vaut qu'elle adhère, in fine, non ?

(C'est quand même l'équivalent d'un an de salaire au SMIC pour 325.000 personnes. Ceci dit n'oubliez pas de faire la grimace quand vous irez faire le plein à la pompe : il faut bien que l'Etat vous ponctionne pour être aussi généreux. Et puis, vous oublirez et revoterez UMP ou PS aux prochaines élections, comme d'hab, hein ?) 

24.06.2008

La démocratie, un danger pour l'Europe

Admirez bien cette petite phrase du président du Parlement européen, Hans-Gert Pöttering, commentant le résultat irlandais :

"Ce qui est en cause, selon moi, c’est surtout la procédure du référendum".

On sent bien l'attachement vicéral de cet homme pour la démocratie, vous ne trouvez pas ?

L'Europe a deux racines profondes : une racine judéeo-chrétienne, une racine grecque (la démorcatie) : elle refusait la 1ère, elle s'apprête à s'auto-mutiler de la 2nde en refusant le résultat d'une consultation directe du peuple.  

21.06.2008

Le non l'emporterait encore en France

Un sondage reste un sondage mais bon....

(Source : Dimanche Ouest-France)

Le "non" l'emporterait à nouveau en France si un référendum était organisé sur le traité européen de Lisbonne, selon un sondage Ifop pour Dimanche Ouest-France , rendu public aujourd'hui.


Si les Français étaient appelés à se prononcer par référendum, comme en 2005, 53% des personnes interrogées voteraient contre le traité qui remplace la Constitution européenne et 47% l'approuveraient.

Au total, un tiers des sondés (33%) disent qu'ils s'abstiendraient.

16.06.2008

Europe : le budget pharaonique de la future présidence française

La douzième présidence exercée par la France depuis les débuts de la construction européenne, débutera le 1er juillet 2008. Pendant six mois, elle assurera la présidence de tous les Conseils des ministres de l'Union.
 
Le budget total prévu dans la loi de finances 2008 pour les frais de cette présidence, s'élève au chiffre record de 190 millions d'euros. Cette somme doit couvrir les "activités obligatoires et traditionnelles de la Présidence" (89 millions d'euros), les "manifestations correspondant à l'initiative propre de la Présidence française" (82 millions d'euros) et les "dépenses interministérielles" (19 millions d'euros), c'est-à-dire le financement du secrétariat général de la Présidence française et des frais de communication.
 
Ce budget est très supérieur à celui des deux précédentes présidences françaises de 1995 (14,1 millions d'euros) et de 2000 (56,9 millions d'euros), mais aussi à la présidence britannique de 2005 (13 millions d'euros).
 
Heureusement que Sarko a promis de serrer les boulons - il le fait d'ailleurs pour certains postes - les armées - mais apparemment pas pour d'autres. 

14.06.2008

NON IRLANDAIS

Le peuple irlandais a pris le relais des Français qui avaient rejeté la Constitution européenne en 2005. C’est pourquoi je dis que « nous sommes tous des Irlandais », a déclaré Philippe de Villiers, en indiquant qu’il buvait au même moment du « mousseux irlandais » dans son bureau du Conseil général de Vendée.

"Ce vote sonne comme un rejet massif de la dérive anti-nationale et anti-démocratique de l’Europe de Bruxelles", a-t-il ajouté. Chaque fois que les peuples s’expriment directement, leur message est clair : ils ne veulent plus d’un système qui les dépossède de leur souveraineté. Il revient désormais à Nicolas Sarkozy qui va assurer pendant six mois la présidence de l'Union européenne de jeter les bases d'une nouvelle Europe respectueuse des peuples."

Philippe de Villiers a également estimé que le prochain référendum en France sur l'Europe serait l'élection européenne de juin 2009. "J'appelle tous les souverainistes à se rassembler et je vais, à partir d'aujourd'hui, mener cette grande bataille comme j'ai mené celle du référendum. Les politiciens ne peuvent plus continuer à étouffer ceux qui veulent une autre Europe".

25.05.2008

Philippe de Villiers remonte au front. Tous au combat !

Face à des cadres de son parti réunis samedi en bureau politique, pour la première fois depuis des mois, M. de Villiers, quasi-silencieux au plan national depuis la présidentielle, a fixé la stratégie pour les années à venir, mettant l'Europe au coeur de son discours.

"C'est le sujet qui commande tous les autres", selon M. de Villiers. A cause de la construction européenne, "le pouvoir n'a plus le pouvoir, le pouvoir ne peut rien faire", estime le président du conseil général de Vendée.

M. de Villiers veut présenter des listes MPF aux élections européennes dans chacune des circonscriptions électorales, en les présentant comme les "autres listes de la majorité": avec la majorité sarkozyste, sauf sur la question européenne.

Reprise de la dépèche AFP du 20 mai :

 

"Mes rapports avec Sarkozy et Fillon ne sont pas du tout mauvais sur le plan humain", mais "je ne peux pas accepter le traité de Lisbonne" négocié par Nicolas Sarkozy pour remplacer la défunte Constitution européenne, explique à l'AFP M. de Villiers.

"Il faut revenir sur les abandons de souveraineté" consentis dans ce traité, et "le moment pour en parler, c'est la présidence française de l'Union européenne".

Si sur les européennes, M. de Villiers veut voler de ses propres ailes, il envisage des alliances avec l'UMP pour les régionales de 2010... sous réserve de compatibilité idéologique: "Il n'est pas impossible que si Roselyne Bachelot menait la liste UMP dans les Pays-de-la-Loire, je sois amené" à prendre la tête d'une liste concurrente, souligne-t-il ainsi.

Le président du MPF a remanié l'organigramme de son parti pour cette nouvelle feuille de route.

Fini l'esprit commando de la dernière campagne présidentielle, ou son bras droit Guillaume Peltier concentrait les responsabilités avec quelques proches.

L'éventail des cadres dirigeants doit être élargi, M. Peltier restant responsable des élections européennes et porte-parole de Philippe de Villiers, mais laissant le secrétariat général du parti au député européen Patrick Louis, et confiant des vice-présidences thématiques à chacun des parlementaires de son parti.

16.04.2008

L'EUROPE : petite censure entre amis

"Non, il n'y pas de conspiration contre vous !" lance, moqueur, l'eurodéputé Richard Corbett, à ses collègues eurocritiques de la commission des affaires constitutionnelles, ce lundi 31 mars à Bruxelles.
 
Il a raison : ce qui caractérise une conspiration, c'est le secret. Or, la machine de guerre lancée par les européistes contre tous ceux qui pensent autrement n'a rien de confidentiel. Elle oeuvre au grand jour, et M. Corbett en sait quelque chose puisque c'est lui qui est en charge de préparer une énième réforme du règlement intérieur du Parlement européen, dont l'effet sinon l'objet est la disparition pure et simple des "petits groupes" parlementaires.
 
Il faut aujourd'hui au moins 20 députés européens issus de 6 Etats-membres différents pour constituer un groupe politique au Parlement européen. L'application de cette nouvelle règle à la configuration politique actuelle conduirait mécaniquement à l'exclusion de dizaines de députés européens de tout groupe, le nombre de "non-inscrits" s'étendant considérablement. 
 
Surtout, les nouveaux seuils conduiront à la disparition pure et simple du groupe Indépendance et Démocratie, qui compte aujourd'hui 24 membres (36 en 2004). Or, comme par hasard, ce groupe parlementaire est le seul groupe eurocritique du Parlement européen, c'est à dire hostile à toute Constitution européenne fût-elle rebaptisée "Traité de Lisbonne".
 
Cette réforme qui s'appliquerait au lendemain des élections européennes de 2009 est la dernière en date d'une série de charges menées à l'encontre des "eurosceptiques" et partisans de l'"autre Europe". En effet, il y a un mois, le Parlement européen modifiait déjà son règlement intérieur pour permettre à son président de refuser une demande de vote par appel nominal (le sens du vote de chaque député est enregistré et public) lorsqu'elle a manifestement pour but de faire "obstruction", notion extrêmement vague qui laisse à l'évidence libre cours à la subjectivité du Président.
 
Une amende infligée aux députés européens souverainistes
 
Au même moment, la Présidence du Parlement européen infligeait à plusieurs eurodéputés une sanction indemnitaire pour s'être exclamés et avoir brandi des panneaux "Référendum!" au cours de la séance de proclamation de la Charte des droits fondamentaux annexée au Traité de Lisbonne, le 12 décembre dernier. 
 
L'on pourrait ainsi poursuivre la liste, en rappelant également la réforme des modes de scrutin pour l'élection européenne de 2004
 
Réalisée à la hâte en France par une loi du 9 avril 2003, cette révision du mode de scrutin a brisé l'effet proportionnel par un mode de calcul et un curieux découpage du territoire français en huit circonscriptions interrégionales dont la pertinence géographique est totalement farfelue. Même si le profil des candidatures, des alliances ainsi que le contexte politique étaient bien différents 5 ans plus tôt, cette cassure du territoire et de l'effet proportionnel a lourdement pesé sur le score mais surtout le nombre d'élus des "petites" listes et créé un effet d'aubaine pour les deux "grands" (PS et UMP) arrivés en tête en ayant une fois de plus à peine prononcé le mot "Europe" de toute la campagne. Ainsi par exemple, la liste Villiers-Pasqua avec 13,05% en 1999 obtenait 13 députés. Après cette régionalisation du scrutin et donc de la campagne, les listes Villiers en 2004 totalisaient en moyenne nationale 1.145.839 voix soit 6,83% et n'obtenaient que 3 députés : Philippe de Villiers, Paul-Marie Coûteaux et Patrick Louis. Dans le même temps, avec seulement 125.555 voix de plus, les Verts en obtenaient le double (6 députés). Surtout, avec 28,9% des suffrages, le PS obtenait 31 sièges et l'UMP avec 16,6% obtenait 17 sièges. 
 
 
Le Parlement européen, instance anti-démocratique
 
Si "la qualité démocratique d'un Parlement se mesure à la place qu'il fait à la minorité", alors il faut prendre conscience que la rare instance élue de l'Union européenne est bien décidé à réduire, dans tous les sens du terme - en nombre et en moyens - la minorité parlementaire qui a "l'indécence" de s'y faire élire sur la promesse de "changer l'Europe". Force est de constater que dans son fonctionnement même l'Europe de 2008 rompt avec le fabuleux serment voltairien à la base du postulat démocratique : "Je ne suis pas d'accord avec un mot de ce que vous dites, mais je me battrai jusqu'à la mort pour votre droit de le dire."

15.04.2008

L'Europe : fausse démocratie, authentique dictature !

"THE TREATY  CON"

by John Lee and Michael Lea 

Le gouvernement a élaboré un plan destiné à tromper les électeurs lors de la prochaine consultation référendaire sur le Traité européen. C'est ce que révèle aujourd'hui le Daily Mail. Un courriel vient en effet d'être rendu public, qui montre comment les ministres préparent une campagne délibérée de désinformation afin de faire gagner le "oui" au Traité de Lisbonne lors du vote référendaire imposé par la Constitution.

Le Ministre des Affaires étrangères, Dermot Ahern, a même reçu personnellement l'assurance que la Commission de Bruxelles nuancerait ou reporterait toute annonce qui pourrait être "contreproductive" pour le "oui"...

Plus grave, le courriel révèle que les ministres ont refusé que le référendum ait lieu en octobre, ce qui aurait un choix plus pertinent sur le plan de la procédure, parce qu'ils craignaient des "développements contreproductifs" au cours de la Présidence française de l'Union, en particulier en ce qui concerne la défense européenne. Voilà qui soulève de graves inquiétudes sur le fait que la neutralité militaire inscrite dans la Constitution irlandaise soit gravement affaiblie par le Traité - nouvelle version de la défunte constitution européenne.

Ce mémo a été envoyé au gouvernement britannique par Elizabeth Green, une diplomate britannique de haut rang à Dublin, à la suite d'une réunion avec Dan Mulhall, haut responsable du Ministère irlandais des affaires étrangères. L'objet de ce courriel était d'informer Londres des efforts du gouvernement irlandais afin d'assurer un vote "oui" au référendum. 

L'Irlande est le seul Etat membre de l'Union européenne qui autorise ses électeurs à donner leur avis sur le Traité et les chefs d'Etats sont visiblement terrifiés à l'idée qu'ils puissent le rejeter.

Ceux qui font campagne pour le "non" mettent en garde contre un Traité qui pourrait mettre fin au pouvoir de l'Irlande de décider de sa politique fiscale comme de sa politique sociale. Toutefois, l'aspect le plus controversé est la possibilité d'avancées dans le concept "d'armée européenne" qui violerait le principe de neutralité qui est un des principes fondateurs de l'Etat. La France a particulièrement à cœur de faire avancer l'idée d'une force armée européenne, que ses opposants craignent de voir passer à l'action malgré l'opposition de l'Irlande, en raison du système de vote à la majorité qualifiée au Conseil [clause passerelle de l'art 48, NDLR].

Des craintes ont déjà été exprimées sur le sort des soldats de la paix irlandais envoyé au Tchad qui pourraient être impliqués dans les objectifs politiques et militaires français dans la région. Le courriel qui a fait l'objet de cette fuite admet que c'est l'un des problèmes que l'on doit se garder de soumettre aux électeurs, et que le risque de voir les Français d'exprimer sur ce sujet rendait impossible la tenue du référendum à l'automne. Il est ainsi rédigé : "Mulhall estime que le choix d'une date en octobre aurait été plus facile sur le plan procédural, mais le risque d'évènements contreproductifs au cours de la Présidence française - en particulier sur la défense européenne - est beaucoup trop élevé. Nicolas Sarkozy est totalement imprévisible." 

Le haut responsable irlandais est également préoccupé par les récentes négociations à l'OMC, qui ont déjà suscité la colère des agriculteurs et qui pourraient décider les électeurs à voter contre le traité. Les agriculteurs et les acteurs de la filière agricole préparent une journée de grève cette semaine pour protester contre les positions prises par le Commissaire européen au commerce international Peter Mandelson. Le courriel indique aussi que Mulhall craint "un accord de l'OMC fondé sur des concessions qui pourraient conduire les puissantes organisations agricoles à retirer leur soutien". 

Toutefois, les ministres du gouvernement fondent leurs espoirs sur le fait que le traité ne peut être lu ou compris par la plupart des électeurs - et qu'en lançant un référendum à court terme, on empêcherait qu'ils le fassent de toute façon : "la plupart des gens n'auront pas le temps d'étudier le texte et suivront alors les recommandations des politiciens en qui ils ont confiance", ajoute-t-il.

Il souligne également que le gouvernement prévoit d'empêcher les électeurs d'analyser les détails, déclarent que "l'objectif est de se concentrer sur les avantages globaux de l'Union européenne plutôt que sur le traité lui même". 

Il poursuit en expliquant les détails de la loi référendaire, qui a été adoptée "après de longues consultations avec les juristes du gouvernements et avec les partis politiques". Toutefois, il admet que la loi est "en grande partie incompréhensible pour le lecteur moyen".

Le message fait référence à des manoeuvres destinées à tromper l'électeur sur la véritable date et indique : "Les irlandais ont choisi le 29 mai mais vont retarder l'annonce de cette date afin de laisser le camp du non dans le flou". "Le Taoiseach (Premier ministre) et Dermot Ahern [Ministre des affaires étrangères, NDLR) ont estimé qu'il y aurait un petit avantage à laisser le camp du Non dans le doute".

La date du 12 juin a été avancée depuis lors, mais il n'est pas clair que ce soit la date définitivement retenue ou si l'option du 29 mai est toujours en réserve afin de déstabiliser la campagne du "non".

Le courriel ajoute que la Commission européenne faisait de son mieux pour éviter de diffuser de mauvaises nouvelles auprès des électeurs irlandais et que M. Mulhall estimait que d'autres institutions - y compris la Commission - jouaient le jeu et jouent un profil bas. 

Il ajoute que durant son voyage à Dublin, la Vice Présidente de la Commission Margot Wallstrom a indiqué à Dermot Ahern que "la Commission voulait minimiser ou reporter les messages qui pourraient être contreproductifs". 

Le message souligne que "Mulhall a remarqué que les médias ont été relativement calmes jusqu'à présent sur le processus de ratification". 

Un porte parole du gouvernement a refusé  de commenter cette fuite lors d'une réunion, hier soir, en déclarant : "La date a été fixée par le Taoiseach, il n'y a aucun changement".

DAILY MAIL, Ireland 
Monday 14 April 2008 




Memo envoyé au gouvernement britannique par Elizabeth Green, diplomate britannique à Dublin, à la suite d'une réunion avec Dan Mulhall, haut responsable du Ministère irlandais des affaires étrangères

Irish have picked May 29 for voting but will delay an announcement to keep the no camp guessing (please protect). DFA's EU director gives us referendum timetable and details of the bill, to be published next week. Aim is to focus the campaign on overall benefits of EU rather than the treaty itself. Concern about the potential impact of a WTO deal and of Sarkozy.

The draft, largely incomprehensible to the lay reader, had been agreed following lengthy consultation with government lawyers and with the political parties.

The bill would enter parliament in the second week of April and it would probably take two weeks to go through and be passed around 22 April. The minister for the environment would thus be entitled to set an order naming the date for the referendum between 30 to 90 days of the order being made. Technically, the Taoiseach and Ahern saw a slight advantage in keeping the no campaign guessing. 29 May was the assumed date in working plans.

Mulhall said a date in October would have been easier from a procedural point of view. But the risk of unhelpful developments during the French presidency - particularly related to EU defence - were just too great. Sarkozy was completely unpredictable. The only other unhelpful event the Irish thought might impact on the May vote would be a WTO deal based on agricultural concessions that could lead the powerful farming association to withdraw its support.

I ran through the UK parliamentary ratification timetable and noted that the refernedum vote on 5 March would be a particularly sensitive moment. Mulhall remarked that the media had been relatively quiet on the ratification process so far. We would need to remain in close touch given the media crossover.

Mulhall said other partners - including the Commission - were playing a helpful, low-profile role. Vice-president Margot Wallstrom, who had been in Dublin yesterday and today, had told Dermot Ahern that the Commission was willing to tone down or delay messages that might be unhelpful.

??? ??? ???...so Irish thought treaty was taken for granted...... David Miliband not going

Most people would not have time to study the text and would go with the politicians they trusted.

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